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Dossier

Lyon : Quentin, militant nationaliste de 23 ans, assassiné par des antifas de la Jeune Garde

17/2/2026

Quentin, un jeune militant nationaliste de 23 ans, est mort assassiné par des antifas de la Jeune Garde alors qu’il assurait la sécurité des militantes du Collectif Nemesis le jeudi 12 février à Lyon dans le cadre d'une action d'agit-prop contre une conférence de Rima Hassan (LFI).

Selon les premiers éléments, le service d’ordre de Némésis, composé d’environ 15 personnes, s’est fait attaquer par une trentaine de militants de la Jeune Garde, qui a ensuite poursuivi le petit groupe durant plusieurs minutes. Le jeune militant nationaliste, rattrapé par les antifas, a été lynché. Il a reçu de multiples coups de pied et de coups de poing et, alors qu'il venait de s'écraser le crâne contre le sol à la suite d'une balayette, il a continué a essuyé de violents coups de pied dans la tête. L'agression a été filmée :

Il ne s'agissait donc pas de défendre la conférence face à des individus qui voulaient l'attaquer. Il s'agit bien d'une attaque préparée à 30 contre 15, et d'un lynchage parfaitement assumé et voulu.

En urgence absolue avec son pronostic vital engagé, Quentin n’a pas survécu à l’hémorragie cérébrale. Fervent catholique, il a reçu les derniers sacrements avant de mourir. L'enquête devra préciser les circonstances exactes de sa mort et définir quels sont les individus qui ont porté les coups fatals. Le nom de Jacques-Élie Favrot, militant de la Jeune Garde et assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a beaucoup circulé.

L'Observatoire n'a cessé de médiatiser les dizaines d'agressions perpétrées par l'extrême gauche ces derniers mois. La violence illimitée des antifas ne pouvait se terminer qu'ainsi : par la mort.

Pour rappel, la Jeune Garde est un groupuscule antifa spécialisé dans les attaques violentes en surnombre. L'Observatoire a compilé toutes ces violences dans un dossier.

MAJ DU 16/02/2026

Pour l’heure, plusieurs antifas, tous membres de la Jeune Garde, ont été identifiés comme présents lors du lynchage de Quentin.

Jacques-Élie Favrot, l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault, a été explicitement reconnu par plusieurs témoins et il est cité dans au moins une plainte. Cet antifa de la Jeune Garde Lyon, déjà connu pour des faits de violence, a communiqué par le biais de son avocat. Il nie être à l’origine de la mort de Quentin, cependant il n’infirme pas sa présence lors de l’attaque et a annoncé se mettre en retrait de ses fonctions d’assistant parlementaire. Pour l’heure, il n’a toujours pas été interpellé.

D’autres membres de la Jeune Garde ont été identifiés, à commencer par Adrian Besseyre, un militant de la Jeune Garde Lyon qui a déjà réalisé un stage à l’Assemblée nationale auprès de Raphaël Arnault et qui a même été employé en tant qu’assistant parlementaire de Raphaël Arnault de septembre 2025 à janvier 2026 sous le nom d’Adrian Galvan. Cet individu né en 2001 est connu pour être très actif.

Adrian Besseyre.

Lelio Lebesson a également été identifié. Cet antifa de la Jeune Garde, qui était présent aux côtés de Raphaël Arnault lors du lancement de “Génération antifasciste - Éteignons la flamme”, a participé à l’agression des militants de la Cocarde à Lyon 2 le 29 janvier dernier. Il est connu pour participer à la plupart des actions violentes de la Jeune Garde.

Lelio Lebesson.

Une femme se trouvait également dans le groupe d’extrême gauche au moment où Quentin se faisait lyncher à mort. Il s’agirait de Blandine Bardinet, une militante de la Jeune Garde depuis des années. Elle a été identifiée grâce à sa veste, veste dont elle pourra se débarrasser aisément avant de se faire interpeller par les forces de l’ordre. Celle-ci par la voix de son avocat, nie sa présence étant donné qu'elle se trouverait en Amérique du Sud. Blandine Bardinet a pour avocat Raphaël Kempf, lequel a défendu sept militants d'extrême gauche accusés de terrorisme en 2023. Il a également défendu Yassine Atar, le petit frère du commanditaire des attentats du 13 Novembre. Sur ces dossiers, tous les accusés ont été condamnés.

Blandine Bardinet.

MAJ DU 16/02/2026

Un nouveau militant de la Jeune Garde a été identifié sur la vidéo du lynchage de Quentin. Il s'agit de Dimitry Vanheule, un antifa reconnaissable par le fait qu'il est grand et fin. Cet individu a été également été identifié dans l'agression de la Cocarde étudiante du 29 janvier dernier. Ainsi, il n'y a plus de doute : c'est bien la Jeune Garde qui a organisé et dirigé l'agression des quinze nationalistes et le lynchage de Quentin. Dimitry Vanheule, étudiant à l'université Lyon 2, a mis au moins un coup de pied à Quentin alors que celui-ci était déjà au sol et sans défense.

Dimitry Vanheule.

MAJ DU 17/02/2026

Après une journée de spéculation, où l'extrême gauche tente de renverser le narratif en expliquant qu'il s'agit bien d'une rixe voire que les militants nationalistes sont en réalité ceux qui ont attaqué, il est désormais averé que les six antifas qui ont lynché Quentin sont tous membres de la Jeune Garde. Cinq personnes ont été interpellées en début de soirée, dont Jacques-Élie Favrot, Adrian Beyssere et Robin Chalendard. Ce dernier est un ami d'enfance d'Adrian Beyssere et a déjà été identifié dans des agressions de militants patriotes qui tractaient. Selon Le Parsien, Robin Chalendard est poursuivi pour avoir hébergé son ami Adrian Beyssere, il ne se serait donc pas directement impliqué dans le lynchage de Quentin.

Les antifas sont poursuivis pour homicide volontaire, violences aggravées par trois circonstances (réunion, masqué, porteur d'arme) et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit.

Robin Chalendard.

MAJ DU 18/02/2026

Aux dernières nouvelles, onze antifas ont été interpellés, parmi lesquels s’ajoutent ⁠Alexis Chaintreuil, Paul Lachal, Dimitry Vanheule, Jules-Charles Paganessi et Guillaume Ameduri. Ces individus étaient présents lors du lynchage de Quentin et certains sont directement accusés d’avoir porté des coups lorsque Quentin gisait au sol sans défense.

Guillaume Ameduri est employé comme acheteur junior chez Euromaster et travaille au siège social de l’entreprise, qui est situé à Montbonnot-Saint-Martin (Isère). Étudiant à la Montpellier Business School jusqu’en 2023, il était autrefois membre de la Jeune Garde Montpellier avant de rejoindre la Jeune Garde Lyon. 

Guillaume Ameduri.

Deux femmes, Hélène Kuschat et Marie-Hélène Batteztini, ont également été interpellées. Elles ne sont pas pas inculpées pour leur participation au lynchage de Quentin mais parce qu’elles ont hébergé et caché des antifas après le meurtre.

Il est désormais également confirmé que Jacques-Élie Favrot est poursuivi pour homicide volontaire, ce qui signifie que selon les enquêteurs, il a porté des coups, potentiellement mortels, à Quentin. Le Figaro rapporte à son sujet qu’il était parfaitement connu des services de police et fiché S. Au-delà des agressions, il s’est déjà compromis dans des affaires de vol et de détention d’armes.

Le Parisien affirme que Robin Chalendard, lui aussi, était assistant parlementaire de Raphaël Arnault. Logiquement, sur le site de l’Assemblée nationale, il est donc présenté sous le nom de Robin Michel.

Robin Chalendard, à droite.

Du fait de l’implication majeure de son assistant parlementaire dans le meurtre de Quentin, le député Raphaël Arnault a publiquement annoncé qu’il se débarrassait de son ami et collègue, ex-collègue désormais et sûrement ex-ami. Il n'a pas encore communiqué sur son second assistant, qui aurait porté assistance à Adrian Besseyre, qui pour sa part a effectué un stage à l’Assemblée nationale auprès de Raphaël Arnault. Ce dernier est donc largement compromis et pourra difficilement expliquer qu’il avait rompu avec la Jeune Garde pour se focaliser sur son mandat de député.

Les liens entre la Jeune Garde et tout le reste de la gauche se précisent. À Lyon, le groupuscule antifa a pu utiliser les locaux de la France insoumise et a également bénéficié de la mairie du 1er arrondissement en 2020, lorsque Nathalie Perrin-Gilbert était encore maire. Celle-ci est ensuite devenue adjoint au maire chargé de la Culture, jusqu’en mai 2024.

Raphaël Arnault est un proche de l’adjoint au maire de Lyon chargé de « la Sûreté, de la Tranquillité et de la Sécurité », Mohamed Chihi, grâce auquel il a pu bénéficier d’une protection privilégiée lorsqu’il en ressentait le besoin.

Ce proche de Raphaël Arnault a par ailleurs affirmé dans un entretien que la municipalité collaborait officiellement avec la Jeune Garde pour lutter contre l’extrême droite.

Au-delà, la Jeune Garde a pris une part active à la campagne du Nouveau Front Populaire lors des élections législatives de 2024. Les antifas ont collé, fait du boitage et tracté pour l’alliance de gauche, tout en s’affichant aux côtés des mouvements de gauche sur les tracts.

Si LFI tente de prendre de la distance avec le meurtre de Quentin en lavant son député Raphaël Arnault de tout reproche et en certifiant qu’il n’a plus rien à voir avec la Jeune Garde, cette thèse s’effrite étant donné qu’à Avignon, Raphaël Arnault a utilisé la Jeune Garde pour prendre le pouvoir au sein de l’antenne locale de LFI. Ces faits sont dénoncés par Farid Faryssy, l’ancien référent de LFI à Avignon qui a donc été liquidé au profit de l’ancien porte-parole de la Jeune Garde. Catherine Jaouen, la candidate du Rassemblement national battue par Raphaël Arnault lors des élections législatives, explique pour sa part qu'elle a dû déménager à la suite de la terreur semée par la Jeune Garde dans la ville.

Un ancien membre de la Jeune Garde, qui est toujours antifa, a témoigné dans Le Parisien. Il affirme que Jacques-Elie Favrot est un cadre de la Jeune Garde et qu’il est très fidèle à Raphaël Arnault. L’assistant parlementaire faisait office d’agent de sécurité au député LFI, ce qui s’explique notamment par son goût pour la violence, aussi bien contre les militants nationalistes que contre les rivaux antifascistes.

La personne qui témoigne n’est pas surprise par la mort de Quentin : « On savait que ça arriverait un jour ou l’autre » dit-il.

Entre 2022 et 2024, le rapprochement entre la Jeune Garde et LFI, loin de constituer un tournant électoraliste et bourgeois, a été interprété comme une victoire politique par les antifas de la Jeune Garde, qui voyaient la possibilité d’obtenir des postes en rétribution de leur violence.

Cet ancien antifa de la Jeune Garde confirme que le groupuscule faisait régulièrement le service d’ordre de LFI : « Quand ils ont dit à la télé qu’on ne faisait pas le service d’ordre, j’ai explosé de rire ! »

Enfin, ce témoignage permet d’apprendre qu’en interne, les militants de la Jeune Garde paniquent. De nombreux militants ont quitté les groupes de discussions et tentent de prendre leurs distances avec ceux qui ont tué Quentin.

Un article du Point rapporte que Robin Chalendard, l'assistant parlementaire de Raphaël Arnault qui a été interpellé pour avoir couvert Adrian Besseyre, est très investi dans la campagne de la candidate insoumise aux élections municipales d'Avignon, Mathilde Louvain. La candidate est une amie de Raphaël Arnault et a été parachutée dans la ville à la suite de la prise de pouvoir de Raphaël Arnault (par la terreur) sur l'appareil local.

MAJ DU 19/02/2026

Le procureur de la République de Lyon a tenu une conférence à l'issue des 48h de garde à vue des onze antifas interpellés. En voici le résumé :

- Deux antifas ont gardé le silence en garde à vue ;

- Certains ont avoué avoir frappé Quentin, d’autres ont simplement avoué leur présence. Mais ils ont tous nié la volonté de tuer. Ils n’ont été que trois à avouer leur engagement au sein de la mouvance antifasciste ;

- Les quatre personnes interpellés pour recel de malfaiteurs ont été libérées ;

- les sept antifas inculpés pour homicide volontaire ont été déférés, dont Jacques-Élie Favrot ;

- Le parquet s’apprête à mettre en examen les sept antifas pour homicide volontaire ;

- Le placement en détention provisoire des sept antifas a été requis par le parquet ;

- Deux antifas ont par ailleurs déjà été condamnés, tandis qu’un antifa sous était contrôle judiciaire au moment des faits (pour des faits de violence) ;

- Tous les antifas présents lors du meurtre de Quentin n’ont pas encore été identifiés ;

- Enfin, le procureur de la République confirme que des armes ont bien été utilisées par des antifas pour lyncher Quentin.

MAJ DU 20/02/2026

Parmi les six antifas inculpés pour homicide volontaire, cinq ont été placés en détention provisoire. Il s’agit de Jules-Charles Paganessi, Dimitry Vanheule, Paul Lachal, Adrian Besseyre et Alexis Chaintreuil. Guillaume Amerudi a pour sa part été libéré et placé sous contrôle judiciaire. 

Jacques-Élie Favrot, mis en examen pour « complicité d’homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs », est également placé en détention provisoire. 

Jacques-Élie Favrot.

Alexis Chaintreuil était déjà sous contrôle judiciaire pour avoir participé avec huit autres militants de la Jeune Garde à l’agression d’une personne de confession juive âgée de quinze ans dans le métro parisien en mai 2024, en marge d’une conférence de Rima Hassan également. Cet indvidu de vingt-quatre ans, qui pourrait correspondre à l’antifa qui n’exerce aucune activité (ni salariée ni étudiante) étant donné que rien n'est mentionné dans la presse à son sujet, risque également un procès dans cette affaire.

MAJ DU 24/02/2026

Selon le JDD, Jacques-Élie Favrot aurait reconnu certains propos durant le lynchage de Quentin tels que :

« Allez, Lyon antifa, on tient ! [...] Butez-le, tuez-le ! »

De même, Jacques-Élie Favrot, qui a par ailleurs été condamné en février 2025 pour vol et port d'arme après avoir agressé un homme, a avoué qu'il avait porté des coups de genou et des coups de coude à Quentin.

MAJ DU 25/02/2026

La justice a été saisie pour reconstitution de ligue dissoute à l'encontre de la Jeune Garde, qui s'est notamment renouvelée sous l'appellation « Éteignons la flamme ». Quatre autres structures créées par la Jeune Garde après sa dissolution seraient également visées. Éteignons la flamme n'a d'ailleurs rien publié sur son compte X depuis le 9 février. Alors que la quasi-totalité des antifas qui ont lynché Quentin sont des membres de la Jeune Garde, il n’y a aucun doute : la Jeune Garde continuait bel et bien d’exister, indépendamment de la dissolution officielle prononcée en Conseil des ministres en juin 2025. La justice doit désormais prouver judiciairement la reconstitution de ligue dissoute. L'Observatoire avait tout annoncé dans un article.

Les villes d'Avignon et de Lyon seraient particulièrement concernées par la continuation des activités de la Jeune Garde.

MAJ DU 26/02/2026

Selon Europe 1, les enquêteurs sont à la recherche d’un scooter qui aurait été aperçu à plusieurs reprises à l’endroit où Quentin a été lynché à mort. Ce scooter, visiblement utilisé par un antifa pour repérer les ennemis politiques, pourrait permettre de requalifier l’enquête en assassinat s’il s’avère qu’il est réellement impliqué dans la mort de Quentin, car au meurtre s’ajouterait la notion de préméditation. Cette possibilité semble cependant peu probable. 

Les antifas sont friands des scooters pour « spotter ». Raphaël Arnault lui-même dispose d’un Yamaha X-MAX 125 immatriculé DT-185-FV avec lequel il a déjà menacé de mort des militants de Génération Zemmour en juin 2024.

Raphaël Arnault en scooter.

La ville de Lyon, quant à elle, assume avoir entretenu des liens étroits avec la Jeune Garde et persiste à dire que la principale menace est celle de l’extrême droite. Les écologistes à la tête de la ville ont notamment récolté des informations auprès de la Jeune Garde et manifesté avec elle.

MAJ DU 27/02/2026

Le député LFI Raphaël Arnault, qui est invisible depuis deux semaines, ne compte désormais dans son équipe que deux assistants parlementaires. En effet, Adrian Besseyre a terminé son contrat à la fin du mois de janvier, Jacques-Élie Favrot est en prison et Mathilde Millat, qui était également membre de la Jeune Garde, a démissionné. Le député antifa a donc été contraint de réembaucher Robin Chalendard, lequel avait été arrêté pour avoir hébergé son ami Adrian Besseyre. Cette réintégration, très probablement avalisée par LFI, prouve que le parti d’extrême gauche ne compte pas reculer d’un pouce sur son antifascisme et ses liens avec la Jeune Garde et qu’au-delà, il s’adonne même à la provocation. Cette information, si banale semble-t-elle, prouve cependant que de près ou de loin, LFI est bien liée au meurtre de Quentin.

Loin de faire profil bas après le meurtre de Quentin par des antifas de la Jeune Garde, LFI a organisé un meeting à Lyon avec Jean-Luc Mélenchon. Les participants ont ainsi pu réaffirmer leur antifascisme.

MAJ DU 01/03/2026

Alors que ces derniers jours Jean-Luc Mélenchon enchaîne les réunions publiques, celui-ci défend la Jeune Garde avec toujours plus de vigueur et n’est plus très loin d’affirmer que ce « nazi » de Quentin, après tout, a bien mérité de se faire lynché à mort par ses petits protégés de la Jeune Garde dont, somme toute, il ne peut être que fier.

Ces derniers jours, les révélations au sujet de la Jeune Garde ne cessent de pleuvoir. Ainsi, il est possible d’en apprendre un peu plus sur les liens du groupuscule avec les autorités et la gauche institutionnelle : le 27 juin 2024, la Jeune Garde a officiellement assuré le service d’ordre pour le concert du Front Populaire, ce qui induit un dialogue avec les autorités et les forces de l’ordre, tandis que cette mission ajoute une preuve supplémentaire des liens très étroits entre la Jeune Garde et LFI, mais aussi avec toute la gauche. Le 8 mars 2024, la Jeune Garde a également assuré le service d'ordre de la manifestation organisée dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, qui est ouvertement promue par la mairie écologiste de Lyon...

Le lien avec les autorités n’est pas seulement officiel, il est également officieux : en effet, de nombreux membres de la Jeune Garde ont collaboré en tant qu’indicateurs avec les services de renseignement.

Enfin, un texte publié sur le site d’extrême gauche lyonnais Rebellyon qui glorifiait la mort de Quentin et appelait les antifas à commettre d’autres meurtres a été signalé au procureur par le préfet du Rhône pour « appels à la violence, apologie de crime et propos haineux ». Dans ce texte, les militants d’extrême gauche embrassent la violence politique et critiquent la construction d’un contre-récit victimaire par une toute une frange de l’extrême gauche dite appeliste.

MAJ DU 04/03/2026

Deux antifas supplémentaires ont été interpellés par les forces de l’ordre dans le Rhône et dans l’Aube, il s’agit de Mathis V. et Igor E. Ils ont été placés en garde à vue pour homicide volontaire. Selon Le Parisien, un seul de ces deux antifas serait connu des autorités comme membre de la Jeune Garde. Il convient de noter également que la Sous-direction antiterroriste (SDAT) est désormais co-saisie des investigations.

Raphaël Arnault, pour sa part, n’est toujours pas réapparu publiquement.

MAJ DU 07/03/2026

Guillaume Ameduri, un antifa de la Jeune Garde qui faisait partie de la première fournée des personnes arrêtées, a finalement été écroué. Il était le seul à avoir été libéré sous contrôle judiciaire malgré sa mise en examen, mais la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Lyon, saisie sur demande du parquet, a finalement infirmé la décision du jugé des libertés et requis son placement en détention provisoire, comme les autres antifas. Cet individu de 25 ans travaille au siège social d’Euromaster.

Enfin, Mathis V. et Igor E., interpellés le 4 mars, ont également été placés en détention provisoire. Neuf antifas sont désormais incarcérés et selon une source proche du dossier, toutes les personnes qui ont lynché Quentin ont désormais été arrêtées.

MAJ DU 12/03/2026

Boulevard Voltaire a publié une grande enquête extrêmement précise qui explique comment les antifas en sont venus à lyncher Quentin et à le tuer. Les antifas ont repéré les militants nationalistes avant de venir à leur rencontre. Ceux-ci n'ont fait que se défendre.

MAJ du 27/03/2026

Au moins sept militants nationalistes, présents lors de l’attaque des antifas qui a mené au lynchage de Quentin Deranque, ont été perquisitionnés et auditionnés par les enquêteurs de la Division de la criminalité territoriale de Lyon (DCT). Leurs téléphones ont été saisis (de même pour une huitième personne), ainsi que ceux des militantes du Collectif Némésis qui étaient présentes lors de leur action d’agit-prop devant Sciences Po. Toutes les personnes concernées ont déposé plainte contre les antifas après le meurtre de leur camarade. Les téléphones ont été conservées par les enquêteurs et devraient l'être durant toute l'enquête.

BFMTV révèle également que le renseignement territorial était présent avant, pendant et après l’affrontement qui a mené au lynchage de Quentin Deranque. Les antifas étaient surveillés et photographiés et lorsque ceux-ci ont attaqué les nationalistes, les agents ne sont pas intervenus car ils n'étaient pas en mesure de le faire. Plus encore, après le lynchage de Quentin, les agents de l’État ont suivi les militants d’extrême droite. Cela signifie que tous les membres de la Jeune Garde ont été photographiés et étaient donc facilement identifiables par les enquêteurs. Pourtant, les premières arrestations ne sont intervenues que plusieurs jours plus tard, tandis que certains antifas présents n’ont toujours pas été inquiétés, à l’instar de la femme qui était soupçonnée d’être Blandine Bardinet. Cela signifie également que ce sont bien les militants d’extrême gauche qui sont venus à la rencontre des nationalistes pour les attaquer.

Les médias d’extrême gauche continuent de soutenir que Quentin est décédé à l’issue d’un guet-apens fomenté par les nationalistes, dont certains étaient armés. Jean Bexon, journaliste de Boulevard Voltaire qui a étudié l’affaire en profondeur, affirme pourtant que les antifas ont repéré le groupe de nationalistes avant de les attaquer. Ceux-ci étaient groupés et masqués car prêts à intervenir en faveur des militants de Némésis au cas où elles en avaient besoin. Selon nos informations, les antifas de la Jeune Garde avait parfaitement repéré les nationalistes et sont venus à leur rencontre car ils savaient qu’ils étaient en situation de les mettre en déroute. C’est ce qu’aurait déclaré Jacques-Elie Favrot à un policier durant sa garde à vue. Il aurait également déclaré qu’ils n’auraient pas attaqué un groupe plus nombreux et mieux structuré. L’enquête, tôt ou tard, devrait lever le voile sur toutes ces questions.

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