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L’extrême gauche revendique le sabotage de quatre « méga-bassines »

9/7/2025

Quatre réserves de substitution, communément appelées « méga-bassines », ont été vandalisées dans les départements de la Charente, de la Charente-Maritime et de la Vendée. Ces actes de sabotage ont été revendiqués par un collectif se présentant sous le nom de « DUPLOMB » (Débâchages Unis Pour L’Obstruction aux Méga-Bassines), qui affirme agir en opposition à la construction et à l’usage de ces infrastructures agricoles.

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Des dégradations ciblées

Selon le communiqué de revendication, les méga-bassines visées se trouvent à Benon et Ferrières en Charente-Maritime, ainsi qu’à Fouqueure en Charente et à Sainte-Gemme-la-Plaine en Vendée. Les dégradations consistent principalement en des lacérations des bâches imperméables recouvrant ces réserves, rendant les structures inutilisables pour le stockage de l’eau destiné à l’irrigation des cultures. 

Le collectif « DUPLOMB », dans un communiqué publié sur des réseaux alternatifs, justifie ces sabotages comme une réponse à l’adoption de la « loi Duplomb ». Ce texte, qui vient d’être adopté, vise notamment à faciliter la construction de nouvelles réserves de substitution en assouplissant certaines réglementations environnementales, en plus de réintroduire par dérogation l’acétamipride, un pesticide interdit. Pour les opposants, ces méga-bassines symbolisent une « privatisation de l’eau » au profit de l’agro-industrie, au détriment des ressources locales, des écosystèmes et de ceux qui ne bénéficient pas d’un tel dispositif.

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Réactions des parties prenantes

Les agriculteurs irrigants, représentés notamment par la Coordination rurale, ont vivement condamné ces dégradations. Patrice Betard, membre de la Coordination rurale Vendée, a qualifié les auteurs de ces actes de « terroristes », soulignant le préjudice économique subi par les exploitants agricoles. Les méga-bassines, financées en partie par des fonds publics et privés, représentent des investissements conséquents, et les dégâts causés ne seraient pas toujours couverts par les assurances.

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Un contexte de tensions persistantes

Ces sabotages s’inscrivent dans un conflit de longue date autour des méga-bassines, qui opposent agriculteurs irrigants et militants d’extrême gauche. Depuis plusieurs années, des manifestations, parfois marquées par des affrontements avec les forces de l’ordre, ont lieu dans la région, notamment à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) en 2022 et 2023. 

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Un débat complexe

Le débat autour des méga-bassines reste polarisé. Les partisans de ces réserves, soutenus par une partie du monde agricole, défendent leur utilité pour sécuriser l’approvisionnement en eau des cultures face aux épisodes de sécheresse. À l’inverse, les opposants dénoncent un modèle agricole intensif qui, selon eux, épuise les nappes phréatiques et marginalise les petits exploitants.

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Une vidéo a été diffusée pour accompagner le communiqué de revendication : 

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