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Des militants d’extrême gauche arrêtés et poursuivis pour avoir préparé des attaques contre la police, ils restent libres

14/8/2026

Une énième affaire de terrorisme d’extrême gauche ? À Paris, huit étudiants, six hommes et deux femmes, âgés de 19 à 28 ans, identifiés comme militants d’extrême gauche et membres du groupuscule autonome « Que la fac » (QLF), ont été mis en examen à la fin du mois de juillet.

Ils sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs ainsi que pour détention et transport de produits incendiaires ou d’engins explosifs en bande organisée.

L’enquête a débuté après un signalement de la préfecture de police en date du 22 juillet. Les intéressés avaient été repérés par les autorités lors d’une manifestation contre le canal Seine-Nord qui s’est déroulée dans le Pas-de-Calais le 11 juillet et qui s’est soldée par un affrontement entre le black bloc et les forces de l’ordre et par l’incendie de 4 hectares du fait de tirs de mortiers.

Après la mobilisation, le groupe d’extrême gauche a entrepris de perfectionner son savoir-faire en matière d’engins incendiaires artisanaux, notamment dans le but de préparer la manifestation contre le chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, qui a eu lieu en Italie le 25 juillet. Les suspects prévoyaient visiblement de s’en prendre à la police avec des cocktails Molotov, c’est pourquoi, au niveau de la Petite Ceinture, dans des tunnels supposés à l’abri des regards, ils s’entraînaient au maniement de leurs créations incendiaires.

Interpellés simultanément le 23 juillet, les militants d’extrême gauche n’ont pas pu prendre part à la grande révolte italienne. Qu’ils se rassurent : leurs camarades ont blessé plus de 120 policiers et occasionné près d’un million d’euros de dégâts.

Les enquêteurs indiquent que le groupe a été observé sur la Petite Ceinture, où des tunnels ont pu servir de lieux de rassemblement et d’entraînement au maniement d’engins incendiaires artisanaux.

Dans les tunnels, les enquêteurs ont retrouvé des serflex ainsi que des bouteilles en plastique vides, certaines explosées ou attachées à des mouchoirs. Une perquisition au domicile d’un militant d’extrême gauche a permis de découvrir 21 mortiers d’artifice, tandis que la bande, bien organisée, utilisait des téléphones dédiés à ses activités illégales. De la littérature d’extrême gauche a également été découverte.

Les terroristes en puissance ont été placés sous contrôle judiciaire le 12 août par la chambre de l’instruction, malgré la demande de détention provisoire formulée par le parquet. Le mois dernier, un autre militant d’extrême gauche, également accusé d’avoir projeté une attaque terroriste contre les forces de l’ordre, a été arrêté puis relâché sous contrôle judiciaire.

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