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Un militant d’extrême gauche mis en examen pour un projet d’attaque terroriste contre les forces de l’ordre

10/7/2026

Un homme de 28 ans, identifié sous les initiales A. M., a été mis en examen le samedi 4 juillet pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un crime d’atteinte aux personnes ». Il est soupçonné d’avoir projeté une attaque terroriste contre les forces de l’ordre.

Selon un article du Monde, ce serveur dans un restaurant de la région parisienne, qui se décrit lui-même comme « antiraciste » et présente un profil qualifié d’« antifa », n’est pour l’heure pas identifié comme faisant partie d’un groupuscule précis. Il est toutefois présenté par les services antiterroristes comme lié à « l’ultragauche radicale violente ».

Des appels à l’action armée en ligne

Sur ses réseaux sociaux, ce militant d’extrême gauche n’hésitait pas à multiplier les appels à l’action violente contre l’Etat, à commencer par la police. C’est ainsi que son profil a été signalé par la préfecture de police de Paris. Initialement, sa garde à vue ne devait donc relever que de l’apologie ou de la provocation à la commission d’un crime ou d’un délit, mais les enquêteurs ont découvert des activités bien plus dangereuses que de simples tweets malveillants.

Un antifa qui baigne dans le trafic d’armes

En réalité, A. M. n’est pas qu’un militant virtuel. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de son affaire lorsque les enquêteurs ont découvert que l’individu d’extrême gauche s’adonnait à l’achat et la revente d’armes. De même, la perquisition de son domicile, situé dans l’Essonne, a permis aux enquêteurs de découvrir des tutoriels pour fabriquer des armes et des explosifs artisanaux. De la littérature d’extrême gauche a également été trouvée, permettant ainsi de confirmer ses penchants idéologiques. 

L’enquête se poursuit, l’antifa est déjà libre

L’enquête devra maintenant établir si des cibles avaient été désignées par le militant d’extrême gauche et s’il avait prévu de passer à l’acte. Pour l’heure, il nie les faits et l’exploitation de ses appareils électroniques pourrait offrir des réponses.

Le suspect a été interpellé puis mis en examen avant d’être incarcéré. Il a ensuite été placé sous contrôle judiciaire le mercredi 8 juillet, à l’issue d’un débat devant le juge des libertés et de la détention, contre les réquisitions du PNAT et l’avis du juge d’instruction antiterroriste.

A. M. est donc actuellement placé sous contrôle judiciaire. Pour rappel, en février 2025, à Paris, des militants d’extrême droite ont été incarcérés pour une agression en réunion dans laquelle la victime a reçu trois jours d’ITT.

Une recrudescence des affaires liées au terrorisme d’extrême gauche

Cette affaire rappelle l’affaire du 08/12, où sept militants d’extrême gauche, récemment jugés en appel, étaient accusés d’avoir préparé des actions terroristes contre la police. Ils avaient été condamnés en première instance, dans l’indifférence médiatique.

Plus récemment, un anarchiste a tenté de faire exploser un McDonald’s à Clermont-Ferrand, tandis que chaque semaine ou presque, l’extrême gauche revendique des actions de sabotage et de destruction dans tout le pays.

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