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Saint-Péray (07) : des militants d’extrême gauche bloquent un pont et l’autoroute A7, refusent de décliner leur identité mais sont relaxés
Un nouveau triomphe judiciaire pour l’extrême gauche. Le 6 juillet, le tribunal correctionnel de Valence a prononcé la relaxe des huit prévenus poursuivis dans l’affaire des actions menées le 14 mai dernier contre le chantier de la déviation de Saint-Péray (Ardèche).
Ce jour-là, des opposants au projet de déviation de la RD86 avaient bloqué le pont Mistral, entre Valence et Guilherand-Granges. Deux d’entre eux s’étaient suspendus au-dessus de l’autoroute A7 dans des hamacs, perturbant la circulation pendant plus d’une heure et demie en plein jour férié. Des voies ferrées avaient également été bloquées.
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Seize personnes avaient immédiatement été interpellées, dont huit avaient été placées en garde à vue. Cinq individus avaient même brièvement été placés en détention provisoire.
Les huit prévenus (six femmes et deux hommes âgés de 22 à 54 ans) étaient jugés pour entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique, mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que pour refus de se soumettre à des prélèvements biologiques et à des opérations signalétiques (photos, empreintes, relevés ADN).
Dans sa décision, le président du tribunal a qualifié l’enquête de « déloyale » et menée « en dehors de tout cadre légal ». Il a dénoncé des « stratagèmes », notamment des prises de photographies sans consentement pendant la garde à vue et l’utilisation d’enregistrements pour tenter d’identifier certains prévenus.
Pour les quatre prévenus dont l’identité n’avait pas été vérifiée par les enquêteurs, le tribunal a constaté que celle-ci n’avait pas été établie de manière conforme. Pour les autres, les faits d’entrave à la circulation ont été considérés comme « sans gravité et sans préjudice », et la mise en danger de la vie d’autrui n’a pas été suffisamment caractérisée. Bloquer une autoroute et refuser de décliner son identité aux enquêteurs ne sont donc que des bagatelles pour ce juge.
Près de 150 soutiens issus notamment d’Alterre, des Ami·es de la plaine de Saint-Péray et de la Confédération paysanne de la Drôme étaient présents lors de l’audience. Les prévenus ont exprimé leur soulagement après la décision, qui n’est rien d’autre qu’un triomphe absolu.
Une nouvelle fois, la négligence des autorités et la clémence des juges permettent à l’extrême gauche de s’en sortir indemne.
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