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Cinq militants d’extrême gauche en détention provisoire et jugés en comparution immédiate après avoir tenté d’empêcher le début des travaux de la déviation de Saint-Péray

20/5/2026

Le jeudi 14 mai, des militants d’extrême gauche ont tenté d’empêcher les travaux de la déviation de Saint-Péray, en Ardèche, dont l’objectif est de dévier la RD86 afin que les véhicules de passage, et notamment les nombreux camions poids lourds, ne passent plus dans le centre-ville de la commune. L’extrême gauche lutte depuis plusieurs années contre ce projet, qu’elle considère comme destructeur pour l’environnement. Elle s’organise derrière le collectif « Les ami.e.s de la Plaine de St-Péray » et a déjà occupé le chantier en constituant une ZAD, de même que des actes de sabotage sur le chantier ont déjà été revendiqués.

Le jeudi de l’Ascension, un pont-rail devait être installé au-dessus de la future déviation. Cette réalisation, nécessaire au bon déroulement des travaux, a nécessité la mobilisation de nombreux moyens, dont l’interruption de la circulation des trains de fret jusqu’à dimanche. Pour empêcher la poursuite des travaux, des militants d’extrême gauche ont bloqué le pont Mistral, par lequel de nombreux engins de chantier devaient transiter.

Le pont Mistral bloqué par les militants d'extrême gauche.

Plus encore, deux opposants au projet se sont suspendus dans des hamacs de part et d’autre du pont Mistral, au-dessus de l’autoroute A7. Ils ont également déployé une banderole « On ne fait pas l’pont ». Or, cette action a entraîné une perturbation importante de la circulation sur l’A7 pendant plus d’une heure et demie. Les gendarmes, dont une unité spécialisée, sont intervenus en rappel pour déloger les deux militants en toute sécurité. Ceux-ci ont ensuite été interpellés. Simultanément, les individus qui bloquaient le pont et d’autres qui bloquaient les voies ferrées ont également été appréhendés. Au total, seize personnes ont été interpellées, dont huit placées en garde à vue.

Un militant d'extrême gauche délogé par un policier.

Sept militants d’extrême gauche ont été présentés devant le juge des libertés à l’issue de leur garde à vue. Cinq d’entre eux ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement en comparution immédiate, qui a lieu le lundi 18 mai. Certains individus auraient refusé de décliner leur identité. 

Le lendemain, lors d’un rassemblement devant le tribunal de Valence en soutien aux interpellés, un autre militant d’extrême gauche a été interpellé au motif qu’il aurait tenté de s’en prendre à un policier.

Samedi 16 mai, environ 200 personnes ont également manifesté en soutien aux inculpés.

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