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L’extrême gauche derrière l’attaque à la bombe d’un McDonald’s à Clermont-Ferrand

24/6/2026

Le 26 juillet 2025, au milieu de la nuit, un engin incendiaire artisanal a été déposé devant un McDonald’s de Clermont-Ferrand. L’engin, qui consiste en un bidon d’essence relié à un détonateur, visait à incendier l’établissement. Cependant, hormis quelques étincelles et une épaisse fumée, l’attaque fut un échec.

Les policiers avaient été prévenus de la présence de la bombe artisanale par un militaire qui était passé devant le fast-food. Ils ont ainsi pu constater qu’au niveau du rideau de fer du bâtiment visé se trouvait un drapeau israélien déchiré.

Des saboteurs professionels ?

Les services des démineurs de Lyon, après avoir analysé l’engin explosif, ont conclu qu’il s’agissait d’une fabrication de haut niveau et quasi-professionnelle : la bombe contenait pas moins de 60 grammes de TNT et, si elle avait explosé, toute personne aux alentours aurait été tuée et le McDonald’s aurait été grandement endommagé. Le liquide que contenait le bidon consistait en un mélange de diesel et de white spirit, qui aurait dû provoquer un incendie dans le bâtiment visé. La défaillance de la bombe ne serait par ailleurs due qu’au détonateur.

Le saboteur n’a toutefois pas pris ses précautions pour se dissimuler durant son trajet. Les enquêteurs ont ainsi pu identifier son véhicule, garé à 300 mètres de la cible, et ont même pu l’identifier grâce aux caméras de vidéosurveillance étant donné que sa capuche est tombée de sa tête durant le trajet. Il s'agit de Ghislain B., un ancien photographe de 85 ans, inconnu des services de police.

L'extrême gauche derrière l'attaque

Ghislain B. a été interpellé le 30 juillet 2025 par le RAID. Placé en garde à vue, le suspect a reconnu les faits et a expliqué que son acte visait à dénoncer la guerre israélienne à Gaza. Il a également revendiqué sa filiation à la mouvance libertaire. Au-delà, Ghislain B. a avoué aux enquêteurs qu’il n’avait pas agi seul et qu’un autre homme avait confectionné la bombe, sans pour autant dévoiler son identité. L’octogénaire a dès lors été placé en détention provisoire après sa garde à vue, tandis que la sous-direction antiterroriste (SDAT) s’est co-saisie de l’enquête.

En mai 2026, après des mois d’enquête, la SDAT entreprend d’interpeller plusieurs anarchistes, dont Michaël P., qui a avoué dans une conversation interceptée qu’il disposait de « détonateurs dans une écurie ». Ce militant d’extrême gauche au chômage s’est suicidé le 7 mai, sans donner d’explication. A défaut d’être interpellé, son domicile est perquisitionné et les enquêteurs ont découvert des détonateurs et de la poudre.

Les quatre autres militants d’extrême gauche interpellés ont été libérés à l’issue de leur garde à vue, sans aucune poursuite. Dans le même temps, en mai 2026 donc, Ghislain B. a été libéré de prison. Il devrait être jugé, tôt ou tard.

Cette affaire illustre un nouveau cas de terrorisme d’extrême gauche, qui n’a pas été particulièrement médiatisé, en dehors d’une enquête publiée dans Le Monde.

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