
Nantes : 200 militants d'extrême gauche improvisent une rave-party et affrontent la police
La veille de la manifestation contre la police, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 septembre, environ 200 militants d'extrême gauche, opposants à la loi Ripost, ont tenté d’investir un bâtiment désaffecté afin d'y organiser une rave-party illégale, avant d’échanger des projectiles avec les forces de l’ordre pendant une opération qui s’est prolongée plusieurs heures.
Vers 23h, plusieurs dizaines de personnes ont convergé vers la place Viarme avec du matériel de sonorisation. Le groupe, qui a compté jusqu’à environ 200 individus selon la police, s’est ensuite dirigé vers la place Graslin.
Les participants ont alors tenté de pénétrer dans un bâtiment désaffecté situé rue du Chapeau-Rouge afin d’y organiser une rave-party illégale.
Jets de projectiles et gaz lacrymogènes
La police a déployé un dispositif avec l’appui de CRS afin d’empêcher l’occupation du bâtiment et de disperser le rassemblement. Toutefois, l’opération a duré plusieurs heures. Les militants d'extrême gauche ont jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répondu par l’emploi de grenades lacrymogènes. Le calme n’est revenu qu’aux alentours de 3 h du matin.
Plusieurs tags ont également été découverts sur des bâtiments du centre-ville.
Un homme interpellé, puis la procédure classée sans suite
Un jeune homme de 19 ans a été interpellé pendant les événements pour jet de projectiles et dissimulation du visage. Il a été placé en garde à vue, mais la procédure le concernant a été classée sans suite dès le dimanche 20 septembre. Selon le parquet, l’exploitation des vidéos n’a finalement pas permis de constater de violences de sa part. Aucun blessé n’a par ailleurs été recensé au cours de la nuit.
Une rave-party contre la loi Ripost
L’action avait une dimension explicitement politique. Les participants entendaient protester contre la loi Ripost, promulguée le 18 août 2026. La participation à une rave-party illégale peut désormais être punie de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, avec possibilité d’amende forfaitaire.




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