L’observatoire des violences POLITIQUES
X
Brèves

Bilan du 5 novembre : l’extrême gauche toujours dans la rue pour semer le chaos

6/11/2026

Jeudi 5 novembre, 575 000 personnes ont manifesté dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur, contre près de 1,6 million d'après la CGT. 70 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur, 448 personnes ont été interpellées, 53 policiers et gendarmes ont été blessés et 86 interventions pour incendie ont été réalisées.

Si la majorité des cortèges se sont déroulés sans incident majeur, plusieurs centaines de militants d’extrême gauche ont provoqué des affrontements avec les forces de l'ordre dans différentes villes.

À Rennes, la manifestation du 5 novembre a été marquée par de violents affrontements, y compris entre les antifas et les organisations syndicales. Après un départ dans le calme, plusieurs individus masqués ont attaqué, vers 14 h 30, l'hôtel Saint-Antoine, avenue Janvier, brisant des vitrines et saccageant l'intérieur de l'établissement. L'inscription « Bourgeois, tremblez ! » a notamment été retrouvée sur la façade. Alors que les syndicats souhaitaient poursuivre le défilé en déviant l’itinéraire, des autonomes réclamaient l’unité du cortège face à la police. Les tensions ont finalement provoqué une scission du cortège. Selon la préfecture, des individus masqués ont violemment attaqué les syndicalistes, endommageant notamment le pare-brise du camion ouvrant la manifestation en jetant des pavés dessus. Les forces de l'ordre ont multiplié les interventions, faisant usage de gaz lacrymogènes et d'un canon à eau, tandis que des mortiers d'artifice étaient tirés dans leur direction. Plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées. De nombreuses vitrines ont été brisées, des poubelles incendiées, des devantures taguées.

À Lyon, plusieurs centaines d'individus organisés en black bloc ont attaqué les forces de l'ordre dès le début de la manifestation, à coups de mortiers et de pavés. Des barricades ont été érigées, des poubelles incendiées et cinq commerces dégradés. Une voiture appartenant à un sans-abri d’origine extra-européenne et qui y conservait ses effets personnels a également été incendiée. Selon la préfecture du Rhône, 34 policiers et gendarmes ont été blessés, six manifestants ont été blessés et 24 personnes ont été interpellées.

‍

‍

À Besançon, des affrontements ont éclaté dans le secteur de Battant, après qu'une partie des manifestants a tenté de rejoindre le centre-ville malgré les restrictions préfectorales. Les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles et fait usage de gaz lacrymogènes. Cinq interpellations et deux policiers blessés ont été recensés dans le bilan préfectoral.

À Strasbourg, une effigie représentant un CRS, portant l'inscription « CRS SS », a été incendiée pendant la manifestation. Selon le ministère de l'Intérieur, elle aurait été réalisée par des élèves de la Haute École des arts du Rhin. Le ministre Laurent Nuñez a demandé au préfet de saisir la justice.

‍

‍

Les violences ont également touché plusieurs établissements scolaires. À Toulouse, un local de vie scolaire de 100 m² a été entièrement détruit par un incendie provoqué lors d'une intrusion accompagnée de tirs de mortiers. Les pompiers intervenus sur place ont été visés par des projectiles. À Orléans, Ingré et Arpajon, plusieurs membres du personnel de l'Éducation nationale ont été blessés par des tirs de mortiers, dont cinq enseignants et deux surveillants à Arpajon.

Le bilan communiqué le 6 novembre par le ministère de l'Intérieur reste provisoire et pourrait être révisé après consolidation des incidents survenus en fin de journée. Ce bilan n’est pas exhaustif mais présente quelques exemples de violences d’extrême gauche, lesquelles ont été nombreuses et de façon simultanée dans tout le pays.

‍

No items found.

Sur la même categorie

ARTICLES RÉCENTS

Ne manquez aucune de nos publications !

Votre abonnement n'a pas pu être enregistré. Veuillez réessayer.
Votre inscription a été effectué avec succès.