L’observatoire des violences POLITIQUES
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Bilan du 31 octobre : 779 interpellations, 116 policiers et gendarmes blessés et une enquête pour tentative d’homicide à Paris

2/11/2026

Selon le bilan du ministère de l'Intérieur, 320 000 personnes ont manifesté à travers la France, dont 70 000 à Paris, contre 410 000 la semaine précédente. Quelque 70 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés.

Au total, 565 personnes ont été interpellées avant 21h, contre 1 435 le 24 octobre et 2 628 le 17 octobre. Les 214 interpellations supplémentaires ont été réalisées pendant la soirée d'Halloween. Le ministère dénombre également 43 membres des forces de l'ordre blessés pendant cette seconde période, en plus des 116 recensés auparavant.

Laurent Nuñez a mis en cause des groupes de casseurs issus de l'extrême gauche, qui ont tenté de rejoindre les centres-villes pour s'en prendre aux forces de l'ordre.

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À Paris, des gendarmes visés par des cocktails Molotov

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L'incident le plus grave s'est déroulé porte de Charenton, dans le XIIe arrondissement de Paris. Des cocktails Molotov lancés depuis la foule ont explosé aux pieds de plusieurs gendarmes, provoquant l'embrasement des protections de l'un d'eux. Le militaire, légèrement blessé, a raconté au Parisien avoir échappé à des conséquences potentiellement dramatiques. Selon le parquet, une quinzaine de gendarmes ainsi que des policiers ont été visés par des jets d'engins explosifs.

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Dimanche 1er novembre, le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête pour « tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique ». Aucun suspect n’a encore été interpellé.

Dans la capitale, le parquet comptabilise au total 105 interpellations.

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Montpellier, Lyon et Rennes : de nouveaux affrontements

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À Montpellier, des militants d'extrême gauche ont affronté les forces de l'ordre, notamment sur l'esplanade Charles-de-Gaulle. Selon la préfecture, des policiers ont également été pris à partie alors qu'ils sécurisaient une intervention des pompiers auprès d'une personne âgée victime d'un traumatisme crânien, rue Montpelliéret. Treize personnes ont été interpellées et plusieurs commerces vandalisés.

À Lyon, des individus masqués ont lancé des mortiers d'artifice et des projectiles contre les policiers dans le secteur de Jean-Macé. Plus tard dans la soirée, cinq individus ont été interpellés place Carnot, à bord d'un véhicule contenant de l'acide chlorhydrique et des feuilles d'aluminium, des produits susceptibles de servir à confectionner un engin explosif artisanal.

À Rennes, plusieurs centaines d'individus ont affronté les forces de l'ordre après la dispersion du cortège, notamment avenue Jean-Janvier et dans le secteur du Thabor. Jets de projectiles, dégradations et interventions du canon à eau ont marqué la fin de la mobilisation.

À Marseille, enfin, la préfecture de police a signalé une dégradation volontaire de l'éclairage public sur la place de la Plaine, plongée dans l'obscurité lors des troubles du samedi soir.

À Angers, le bar-brasserie Les Variétés a été pris pour cible par des militants d'extrême gauche lors du passage des manifestants sur le boulevard Foch. L’inscription « FACHOS » a été taguée sur les vitres de l’établissement.

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Malgré ces violences, le bilan national marque un recul significatif par rapport aux deux précédents samedis : 36 commerces dégradés contre 69 le 24 octobre, et trois pillés contre 24. Les mobilisations devraient néanmoins se poursuivre cette semaine, plusieurs organisations lycéennes et étudiantes d’extrême gauche appelant à de nouveaux blocages.

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