
Rennes 2 : des antifas saccagent à nouveau un bâtiment universitaire, plus de 500 000 euros de dégâts en un mois
Les occupations par l’extrême gauche se succèdent à l'université Rennes 2, sans que les étudiants et les personnels puissent retrouver des conditions normales de travail. Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, une centaine d'individus ont envahi et dégradé le bâtiment Érève, situé sur le campus de Villejean.
Les antifas ont fracturé les portes d'entrée avant d'investir le bâtiment. Ils ont finalement quitté les lieux dimanche, au petit matin, laissant derrière eux de nouvelles dégradations.
Les dégâts concernent notamment les bureaux du service de santé étudiante, le restaurant universitaire du Crous, la Taverne pirate et les locaux associatifs de l'Union pirate. Le montant des dommages provoqués au cours de cette nouvelle occupation n'a pas encore été précisé et n’est donc pas encore comptabilisé dans le premier bilan financier effectué.
La présidence de Rennes 2 a vivement condamné cette intrusion, sans mentionner l’extrême gauche : « La destruction de notre lieu de travail est inadmissible et n'a d'autre effet que d'altérer gravement le fonctionnement de notre établissement. Nous n'accepterons d'aucune manière que les violences s'installent sur nos campus. » Visiblement, la présidence de Rennes 2 n’est pas au courant que les violences couvent sur son campus depuis plusieurs décennies.
Jusqu'à 500 000 euros de dégâts depuis le début du mois
Cette nouvelle occupation intervient alors que l'université tente de se remettre de plusieurs semaines de mobilisations d'extrême gauche, marquées par des blocages, des occupations et d'importantes dégradations.
Début octobre, L'Observatoire avait déjà documenté l'état du campus de Villejean, recouvert de tags antifascistes, communistes et anti-police.
Lors des occupations précédentes, plusieurs bâtiments avaient été forcés, des cloisons enfoncées, des plafonds dégradés et des extincteurs vidés. Des distributeurs automatiques et des espaces de restauration avaient également été pillés. Une armoire électrique de 20 000 volts avait même été forcée.
Selon RMN, le coût des réparations était estimé entre 400 000 et 500 000 euros avant le saccage du bâtiment Érève.
Le 19 octobre, le tribunal administratif de Rennes avait d'ailleurs refusé d'ordonner la réouverture des campus, malgré les recours de plusieurs organisations syndicales, au regard notamment de l'ampleur des destructions et des risques pour la sécurité.
Qui est-ce qui sonnera la fin de la récréation pour l’extrême gauche ?

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