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Caen : six mois de prison ferme pour avoir attaqué la police municipale au rouleau compresseur lors des émeutes du 17 octobre
Un Brésilien d’extrême gauche de 19 ans a été condamné lundi 26 octobre à un an de prison, dont six mois ferme aménagés sous bracelet électronique, pour avoir utilisé un rouleau compacteur contre les locaux de la police municipale de Caen. Accompagné de plusieurs antifas, il avait enfoncé les grilles du parking et percuté un véhicule de police lors des émeutes du 17 octobre.
Samedi 17 octobre, alors que plus de 10 000 personnes manifestaient dans les rues de Caen, des antifas s'en étaient pris à plusieurs commerces ainsi qu'aux locaux de la police municipale.
Dans le secteur de l'hôtel de ville, un groupe d'individus s'était notamment emparé d'un rouleau compacteur provenant d'un chantier. Plusieurs personnes étaient montées sur l'engin, dont le conducteur avait ensuite foncé contre les grilles de la police municipale, avant de pénétrer dans le parking et de percuter un véhicule de service. D'autres individus s'étaient alors engouffrés dans l'enceinte pour s'acharner sur la voiture endommagée.
Le conducteur avait été interpellé peu après 20h. Il était alors en possession d'une barre de fer et détenait un parfum provenant d'un magasin Sephora pillé plus tôt dans la journée.
« Je me suis fait ambiancer »
Jugé en comparution immédiate lundi 26 octobre devant le tribunal judiciaire de Caen, l’étranger d’extrême gauche a reconnu la plupart des faits qui lui étaient reprochés.
« J'étais parti pour manifester normalement, et puis à un moment, je me suis fait ambiancer », a-t-il expliqué devant le tribunal. Il a admis avoir conduit le rouleau compacteur, tout en affirmant ne pas savoir le manœuvrer. Quant au parfum découvert en sa possession, il a assuré l'avoir simplement ramassé devant la vitrine du Sephora dévasté.
Le ministère public s'est déclaré « atterré » par ces explications et a requis un an d'emprisonnement, dont six mois avec sursis, avec maintien en détention.
L'avocate du prévenu, Me Elsa Chenel, qui ne disposait d’aucun argument pour défendre l’indéfendable, a plaidé pour une peine proportionnée. Elle a également expliqué que le Brésilien était arrivé en France en 2023 pour rejoindre sa tante et poursuivre des études dans le bâtiment. Ayant perdu son passeport, il n'aurait pas pu régulariser sa situation administrative.
Six mois ferme sous bracelet électronique et plus de 10 000 euros à rembourser
Le tribunal a finalement condamné le prévenu à douze mois de prison, dont six mois avec sursis, mais sans mandat de dépôt. Il devra également indemniser la mairie de Caen à hauteur de 10 855,08 euros pour les dégâts occasionnés. Pour les juges, les destructions n’ont pas mérité une interdiction du territoire français (ITF) non plus. Il est donc reparti libre du tribunal.
Des violences saluées dans les milieux autonomes
Les violences du 17 octobre ont été fortement appréciées par le site d'extrême gauche Trognon.info, qui a publié le 20 octobre un texte intitulé « Une semaine de lutte qui finit en apothéose à Caen ».



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