L’observatoire des violences POLITIQUES
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Bilan du 24 octobre : 1 435 interpellations et 267 policiers blessés lors d'une nouvelle journée de violences d’extrême gauche

26/10/2026

Une semaine après les émeutes du 17 octobre, de nouveaux affrontements ont éclaté samedi 24 octobre dans plusieurs villes françaises. Malgré un dispositif sécuritaire renforcé, des commerces ont été saccagés, des policiers attaqués et plusieurs incendies provoqués. Le dernier bilan du ministère de l'Intérieur fait état de 1 435 interpellations et de 267 membres des forces de l'ordre blessés. Plus de 100 personnes ont été interpellées pour détention d'armes par destination, notamment lors des contrôles préventifs. 

Selon le ministère de l'Intérieur, 289 actions ont rassemblé 410 000 manifestants, contre 550 000 une semaine auparavant. La CGT revendique de son côté plus de 800 000 participants.

Dans un premier bilan publié dimanche 25 octobre, les autorités recensaient 75 interventions pour incendie et 24 commerces pillés. Lundi matin, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a porté le bilan à 1 435 interpellations et 267 policiers et gendarmes blessés, contre respectivement 2 628 et 1 144 une semaine auparavant.

Le ministère désigne explicitement des groupes composés notamment de militants « d'extrême gauche radicale et d'ultra gauche », accusés d'avoir cherché à attaquer les forces de l'ordre, les personnes et les biens.

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Grenoble : 400 antifas, des commerces pillés et huit policiers blessés

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À Grenoble, environ 400 individus constitués en black bloc ont participé aux affrontements avec les forces de l'ordre, selon la préfecture.

Plusieurs commerces ont été attaqués, notamment des banques, des agences immobilières et des enseignes commerciales, parmi lesquelles McDonald's, Spar et Société Générale. Un Pizza Hut et un supermarché ont également été saccagés et pillés.

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Des affrontements ont éclaté avec les policiers, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les groupes violents de pénétrer dans le centre-ville. Le bilan fait état de sept interpellations et de huit policiers blessés.

Dès le matin, une vingtaine d'individus masqués avaient également bloqué l'autoroute A480 à l'aide de poubelles. Cette action a provoqué une collision entre deux véhicules, faisant deux blessés légers.

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Lyon : 18 policiers blessés et cinq commerces pillés

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À Lyon, de nouveaux affrontements ont éclaté malgré l'interdiction des manifestations dans plusieurs secteurs du centre-ville. Des groupes constitués en black blocs ont affronté les forces de l'ordre, des véhicules de CRS ont été visés par des jets de bouteilles et autres projectiles, tandis que des barricades ont été dressées sur la chaussée.

Le maire écologiste Grégory Doucet a dénoncé le pillage de cinq magasins, ainsi que la destruction ou l'incendie de mobilier urbain. La préfecture fait état de 36 interpellations et de 22 blessés, dont 18 policiers et gendarmes.

Quelques jours auparavant, Rebellyon avait notamment publié une cartographie de lieux de pouvoir et d'infrastructures économiques lyonnaises, ainsi qu'un texte envisageant la généralisation des « micro-sabotages ».

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Nantes : des commerces attaqués et 41 interpellations

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À Nantes, des milliers de personnes ont manifesté malgré les restrictions préfectorales interdisant l'accès à plusieurs secteurs du centre-ville. Des militants d’extrême gauche ont lancé des chaises de café et d'autres projectiles contre des véhicules de police, lesquels ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

Malgré le dispositif policier, certains manifestants sont parvenus à rejoindre le centre historique. Une bijouterie a notamment vu sa vitrine fracturée et plusieurs personnes ont été interpellées dans un commerce pillé. À 18h45, la préfecture annonçait 41 interpellations.

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Rennes : une manifestation interdite dégénère en affrontements

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À Rennes, la mobilisation a initialement débuté sans violences majeures, avant que des groupes d’antifas cagoulés affrontent les forces de l'ordre pendant près de deux heures. Jets de projectiles, tirs de mortiers d'artifice, gaz lacrymogènes et interventions d'un canon à eau ont rythmé les affrontements. Selon la préfecture, plusieurs centaines d'individus particulièrement hostiles se sont également attaqués à des commerces et au mobilier urbain aux abords de la place de la République.

Les forces de l'ordre sont intervenues pour empêcher de nouveaux pillages dans le centre historique. Au total, 52 personnes ont été interpellées.

Tours : une banque incendiée et des affrontements entre militants nationalistes et antifascistes

À Tours (Indre-et-Loire), une manifestation interdite a dégénéré en affrontements et en dégradations. Des individus ont notamment brisé les vitrines d'une agence de la Banque populaire, avenue de Grammont, avant d'y mettre le feu. Les habitants des appartements situés au-dessus de l'établissement ont dû être évacués et relogés.

La préfecture fait état de neuf commerces dégradés, dont deux visés par des vols, et de huit policiers blessés. Comme dans de nombreuses autres villes, des militants nationalistes étaient mobilisés pour empêcher les antifas de s’en prendre aux églises et à certains commerces. Les militants d’extrême gauche ont attaqué les patriotes mais ont été repoussés : 

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Marseille : sept commerces pillés ou dégradés et 40 policiers blessés

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À Marseille, après un début de mobilisation relativement calme, des affrontements ont éclaté en fin d'après-midi, notamment à la porte d'Aix. Des commerces ont été attaqués et une bijouterie a notamment été pillée après que sa vitrine a été brisée.

Selon le bilan départemental communiqué dimanche matin, 71 personnes ont été interpellées, dont 61 placées en garde à vue. Quarante policiers ont été légèrement blessés et sept commerces ont été pillés ou dégradés au total.

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Paris : 142 interpellations et des affrontements en fin de manifestation

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Dans la capitale, si l'essentiel du cortège s'est déroulé dans le calme, des affrontements ont éclaté au niveau du cours de Vincennes lors de sa dispersion. Plus de 500 militants d’extrême gauche ont alors attaqué les forces de l'ordre.

Le bilan fait état de 142 interpellations, de 120 gardes à vue et de deux commerces visés par des dégradations ou tentatives de pillage.

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Des autonomes refusent de condamner les casseurs

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Dans un texte intitulé « Dépasser la peur du feu », publié le 24 octobre sur le site d’extrême gauche Paris-Luttes.info, le collectif Terrain Vague appelle à refuser de se désolidariser des personnes qualifiées de « casseurs ».

Les auteurs défendent une mobilisation associant différentes formes de contestation, notamment les occupations et les affrontements.

Cette publication s'inscrit dans la continuité de plusieurs textes diffusés ces dernières semaines par les milieux autonomes, notamment sur Rebellyon, qui présentent les dégradations et les sabotages comme des moyens d'action politique légitimes.

Des destructions moins nombreuses, mais des violences persistantes

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Malgré de nouveaux affrontements, l'ampleur des pillages et des destructions est restée nettement inférieure à celle du 17 octobre. Laurent Nuñez reconnaît toutefois que le niveau des violences contre les forces de l'ordre demeure particulièrement élevé. Lundi, il a annoncé le maintien de mesures de sécurité renforcées en prévision de la prochaine mobilisation, prévue le samedi 31 octobre.

Une semaine après les premières émeutes, les destructions ont donc diminué, mais les affrontements et les attaques contre les forces de l'ordre se poursuivent. L’extrême gauche n’a pas dit son dernier mot, alors que les médias, notamment locaux, continuent de les étiqueter comme de simples « manifestants », après avoir passé des semaines à les dénommer « étudiants » ou « lycéens ». 

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