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Nancy : trois étudiants d’extrême gauche condamnés à de la prison ferme pour avoir préparé des engins incendiaires destinés à attaquer les CRS

30/10/2026

Les violences du 17 octobre continuent de connaître des suites judiciaires. À Nancy, trois étudiants inscrits respectivement en faculté de lettres, en administration économique et sociale (AES) et à Sciences Po ont comparu lundi 26 octobre devant le tribunal correctionnel.

Selon L'Est Républicain, les trois jeunes hommes avaient préparé des engins incendiaires dans la salle de détente de leur résidence universitaire, au matin du samedi 17 octobre.

Leur objectif était particulièrement explicite. Sans prendre aucune précaution, ils avaient déclaré devant d'autres étudiants qu’ils confectionnaient les engins « pour aller attaquer les CRS quand ils chargeront sur eux ».

Les trois suspects avaient été interpellés jeudi 22 octobre, après une enquête menée par la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS), puis placés en détention provisoire dans l'attente de leur comparution immédiate.

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Des vidéos de surveillance et des explications contestées

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Les trois étudiants étaient poursuivis pour participation avec arme à un attroupement, association de malfaiteurs et détention de substances incendiaires.

Les images de vidéosurveillance ont constitué des éléments importants de l'enquête. Malgré ces éléments accablants, les prévenus ont contesté à l'audience plusieurs faits qui leur étaient reprochés, tout en revenant sur certaines de leurs déclarations.

Les violences du 17 octobre avaient pourtant été particulièrement importantes à Nancy, où la manifestation avait dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre et en pillages de commerces.

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Jusqu'à huit mois de prison ferme, aménagés sous bracelet électronique

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Le tribunal a finalement condamné deux des étudiants à cinq mois de prison ferme, aménagés sous bracelet électronique. Ils ont été relaxés du chef de participation avec arme à un attroupement, mais reconnus coupables des autres infractions.

Le troisième prévenu, reconnu coupable de l'ensemble des faits reprochés, a été condamné à huit mois de prison ferme, également aménagés sous bracelet électronique.

Dans l'attente de l'installation de son dispositif, il doit rester incarcéré pendant une durée maximale de cinq jours.

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La défense dénonce des peines « très sévères »

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Les trois étudiants présentaient des casiers judiciaires vierges. À l'audience, deux témoins ont décrit les militants d’extrême gauche comme des jeunes hommes sérieux et jusqu'alors irréprochables, invitant les magistrats à tenir compte de leur jeunesse et de leur immaturité supposée.

Leurs avocates ont dénoncé des peines « très, très sévères » et annoncé leur intention de faire appel.

La presse présente ces individus comme de simples « étudiants », sans jamais évoquer leur appartenance à l'extrême gauche. Une dépolitisation du récit médiatique qui relève du mensonge puisqu’il s’agit d’une affaire qui concerne la préparation d'engins incendiaires destinés à attaquer les forces de l'ordre lors des émeutes du 17 octobre. Cette manipulation lexicale s’applique depuis le début des émeutes et depuis des années finalement.

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