L’observatoire des violences POLITIQUES
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Rouen : un bar fréquenté par des ultras violemment attaqué par une bande de 25 individus, trois blessés graves

1/11/2026

Les violences se multiplient à Rouen. Samedi 31 octobre, vers 19h15, le bar Le Corner, situé à Sotteville-lès-Rouen, à proximité du stade Robert-Diochon, a subi une violente attaque, qui ciblait plus précisément des ultras du FC Rouen.

Au moins quatre personnes ont été blessées, dont trois sérieusement, au cours des violences. Des vidéos filmées par les agresseurs montrent notamment un homme violemment frappé alors qu'il se trouve au sol, tandis que des insultes anti-Blancs ont été proférées durant l’affrontement. Une autre vidéo montre également qu’un homme aurait pu être percuté voire écrasé par un agresseur qui était au volant de sa voiture.

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Une attaque qui aurait été préparée

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D'après les informations recueillies par L'Observatoire, des rumeurs d'affrontements circulaient déjà plusieurs jours avant les faits, notamment sur les réseaux sociaux.

Craignant une éventuelle confrontation, des ultras s'étaient donné rendez-vous au bar Le Corner bien avant le match programmé à 14h45. Entre 17h et 18h30, environ 70 ultras se trouvaient encore dans l'établissement, sans qu’aucun incident ne soit rapporté.

Lorsque le bar a été attaqué, seule une douzaine de supporters étaient encore présents, aux côtés d'une dizaine de clients ordinaires. Cette chronologie laisse supposer une attaque préparée : les agresseurs auraient attendu que la majorité des supporters quittent les lieux pour attaquer en supériorité numérique. Malgré l'infériorité numérique, les ultras et les pères de famille présents ont tout de même parvenus à défendre le bar.

Par ailleurs, durant la semaine précédant les violences, un compte X dénommé « Black Dragon » avait multiplié les messages hostiles aux militants nationalistes rouennais. Il annonçait notamment un rendez-vous le 31 octobre à 17h devant le bar Le Môme et évoquait une riposte aux affrontements du 24 octobre. Des messages similaires ont également circulé sur Snapchat.

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Une bande venue du quartier Château Blanc, à Saint-Étienne-du-Rouvray

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Selon nos informations, les assaillants seraient originaires du quartier Château Blanc, à Saint-Étienne-du-Rouvray, situé à proximité du lieu de l'agression. Le groupe se composerait d'environ 25 individus âgés de 30 à 40 ans, venus s'en prendre aux personnes encore présentes dans l'établissement.

Les agresseurs seraient donc intégralement des immigrés extra-européens, venus chasser des supporters blancs du FC Rouen soupçonnés d’être patriotes, donc d’extrême droite. Ces dernières semaines, l’extrême gauche et ses alliés ont en effet multiplié les attaques à l’encontre de militants d’extrême droite ou apparentés.

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Trois semaines de violences politiques à Rouen

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Le 17 octobre, des affrontements avaient déjà opposé des antifas et des identitaires dans le centre-ville, en marge de la manifestation et de la marche des Normands. Les antifas avaient explicitement appelé à s’opposer à cette marche.

Une semaine plus tard, samedi 24 octobre, de nouveaux affrontements éclataient entre anti-casseurs et militants d’extrême gauche dans plusieurs rues du centre-ville. Ces derniers, malgré leur écrasante supériorité numérique, avaient été mis en déroute à plusieurs reprises. Cette défaite aurait été mal digérée par les antifas et certains immigrés extra-européens, qui auraient souhaité se venger. Si les agresseurs du 31 octobre ne sont peut-être pas impliqués dans les précédentes violences, ils s’inscrivent malgré tout dans une même démarche.

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Le Môme attaqué : un individu interpellé avec un marteau, un extincteur et un masque noir

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Lundi 26 octobre, un autre établissement rouennais, Le Môme, était pris pour cible par une cinquantaine d'individus, pour la plupart vêtus de noir et masqués. Le groupe venait de participer à une manifestation en lien avec l’attentat de Trappes.

À l’issue de l’attaque, durant laquelle le mobilier de la terrasse a été dégradé, deux individus avaient été interpellés. L’un d’eux transportait notamment un marteau et un extincteur dans son sac à dos. Il possédait également un masque noir orné de larmes rouges, qu'il portait devant l'établissement, comme l'ont confirmé le témoignage de la gérante et l'exploitation des caméras de vidéosurveillance.

Jugé en comparution immédiate, l’intéressé n’a pas expliqué pourquoi il était ainsi équipé. Il a reconnu avoir été présent devant Le Môme, expliquant qu'il participait initialement à une marche contre le racisme, organisée en réaction à l'attentat de Trappes. Il aurait ensuite suivi un groupe de manifestants qui s'était détaché du cortège pour se rendre devant l'établissement.

Face aux magistrats, il a affirmé avoir été surpris par les dégradations et ne pas avoir compris ce qui se déroulait. Cet antifa, qui travaille comme agent de parking à Rouen, a été condamné à 105h de travail d’intérêt général.

L'attaque du Corner intervient dans un climat de violences répétées à Rouen, où plusieurs établissements et personnes soupçonnés de proximité avec les milieux nationalistes ont été pris pour cible. Si les militants antifascistes sont impliqués dans certains affrontements précédents, l'origine des assaillants du Corner et leurs motivations exactes restent à établir. Les témoignages recueillis par L'Observatoire soulèvent désormais la question d'une possible extension de ces violences à des groupes extérieurs à la mouvance d'extrême gauche traditionnelles, mais toujours au nom d’une même motivation antifasciste.

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