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Caen : deux militants d’extrême gauche condamnés après la manifestation du 31 octobre, des peines particulièrement clémentes

8/11/2026

Deux hommes âgés de 20 et 24 ans ont été condamnés lundi 2 novembre par le tribunal correctionnel de Caen, après leur interpellation en marge de la manifestation du samedi 31 octobre contre la vie chère. Poursuivis notamment pour des violences contre les forces de l’ordre, ils ont écopé de peines de travail d’intérêt général et de jours-amende, assorties d’interdictions de manifester pendant un an.

Selon actu.fr, huit personnes ont été interpellées au cours de cette troisième journée de mobilisation. Après un début de manifestation relativement calme, les tensions ont éclaté vers 15 h 30, alors que la majorité des participants avaient déjà quitté les lieux.

Devant le tribunal, la représentante du ministère public a décrit un groupe d'environ 150 personnes cherchant délibérément l'affrontement avec les policiers et semant le désordre dans le centre-ville à coups de projectiles.

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Des morceaux de bitume lancés contre les policiers

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Le premier prévenu, un chômeur de 20 ans qui réside chez son père à Caen, a été interpellé par la brigade anticriminalité une vingtaine de minutes après des jets de morceaux de bitume contre deux policiers.

Les fonctionnaires avaient identifié un individu de grande taille, vêtu d'un survêtement noir, d'une capuche et d'un masque représentant des dents de requin. La description avait été corroborée par les images d'une caméra piéton.

Lors de son interpellation, le jeune homme transportait le fameux cache-cou ainsi que des lunettes de plongée.

Poursuivi pour violences contre les forces de l'ordre, participation à un groupement en vue de préparer des violences et dissimulation volontaire du visage, il a reconnu avoir été masqué mais nié avoir lancé des projectiles.

Interrogé sur son arrivée particulièrement tardive à une manifestation qui avait commencé à 14h, il a expliqué avoir simplement terminé son repas en retard.

La procureure a dénoncé des faits particulièrement graves et a requis six mois de prison avec sursis et un travail d'intérêt général.

Le tribunal a finalement condamné le prévenu à seulement 105 heures de travail d'intérêt général, une interdiction de manifester pendant un an et 200 euros de réparation du préjudice moral pour chacun des deux policiers visés. Aucune peine de prison n'a donc été prononcée.

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« ACAB », doigt d'honneur et rébellion : un second prévenu déjà condamné pour violences conjugales

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Un second homme, âgé de 24 ans, a comparu le même jour après son interpellation vers 17h45.

Il était poursuivi pour avoir lancé des projectiles, insulté les forces de l'ordre et résisté à son interpellation en tentant notamment de prendre la fuite. Devant les magistrats, le prévenu a reconnu avoir scandé « ACAB » et adressé un doigt d'honneur aux policiers. Il a cependant contesté les violences et expliqué ne pas avoir immédiatement compris qu'il était interpellé par les forces de l'ordre.

Surtout, son casier judiciaire comportait déjà une condamnation pour violences conjugales prononcée l'année précédente. Malgré cet antécédent, il a demandé aux juges de lui accorder une dernière chance, assurant qu'il ne poserait plus de problème.

Le tribunal l'a finalement relaxé des accusations de violences et de rébellion, estimant que les éléments réunis ne permettaient pas de caractériser suffisamment ces infractions. Il a néanmoins été reconnu coupable d'outrages et de participation à un groupement en vue de la préparation de violences.

Sa peine ? Soixante jours-amende à 10 euros, soit 600 euros, et une interdiction de manifester pendant un an.

Au terme de cette audience, aucun des deux prévenus n'a été condamné à une peine d'emprisonnement ferme, malgré des poursuites initiales portant notamment sur des violences contre les policiers. La clémence de ces sanctions contraste avec la gravité du climat décrit par le ministère public.

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