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Pas-de-Calais : l'extrême gauche manifeste contre l'artificialisation des sols et se rend responsable d’un incendie de plus de 4 hectares en tirant au mortier sur la police
Le 11 juillet dernier, près de 2 000 personnes, pour la plupart des militants d’extrême gauche du Nord de la France, se sont rassemblées dans le Pas-de-Calais, autour d’Oisy-le-Verger, pour protester contre le chantier du canal Seine-Nord Europe. Ce canal, dont le coût est estimé à dix milliards d’euros, a pour objectif d’agrandir les voies fluviales afin de faciliter le transport maritime entre Paris et la mer du Nord. Ses opposants y voient un danger écologique.
La mobilisation, organisée par le collectif Méga Canal Non Merci, les Soulèvements de la Terre, Extinction Rebellion ou encore la Confédération paysanne, a débuté pacifiquement, comme cela est presque toujours le cas pour ce type de mobilisation, où des mouvements nationaux cohabitent avec des militants autonomes.
La manifestation a dégénéré lorsqu’une partie du cortège, constituée en black bloc, s’est dirigée vers le chantier afin de couper des clôtures et d’arracher des piquets délimitant la zone de travaux. Les forces de l’ordre, présentes au nombre de 900 pour encadrer un rassemblement qui ne pouvait que se solder par des violences, ont dû intervenir et ont essuyé des tirs de mortiers d’artifice et des jets de projectiles de la part du black bloc.
Ces tirs de mortiers d’artifice ont provoqué un incendie de chaume qui a parcouru 4,4 hectares de cultures. Les sapeurs-pompiers, nombreux également, sont intervenus rapidement et ont réussi à préserver un champ de colza voisin de plusieurs hectares. La police a ensuite riposté avec du gaz lacrymogène.
Plus d’une centaine de personnes ont également entrepris de se baigner dans le canal avec des embarcations de fortune. Neuf personnes ont été interpellées pour non-respect de l’arrêté interdisant la navigation sur le cours d’eau, sans conséquences cependant, car elles ont été relâchées en fin de journée. Aucun blessé n’a été recensé.
Les préfets du Nord et du Pas-de-Calais, Bertrand Gaume et François-Xavier Lauch, ont condamné « avec la plus grande fermeté » ces faits, sans évoquer explicitement la responsabilité de l’extrême gauche.
De nouveaux rassemblements ont été annoncés pour les prochains mois.

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