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Toulouse : des antifas armés attaquent des antiquaires, ils sont repoussés puis interpellés par la police

3/3/2026

Toulouse est une ville désormais bien connue, au même titre que Rennes ou Nantes, pour être le terrain de jeu de nombreux groupuscules d’extrême gauche spécialisés aussi bien dans le sabotage que dans la violence. Cette violence ne se cantonne pas aux mouvements nationalistes car au début du mois de février, c’est une boutique d’antiquités qui a été visée.

DES COMMERCES VANDALISÉS PAR DES MILITANTS D’EXTRÊME GAUCHE

Depuis plusieurs semaines, l’extrême gauche distille sa propagande un peu partout, et notamment à proximité immédiate des devantures de certains commerces du centre-ville toulousain, en toute illégalité. La boutique d’antiquités ciblée par les antifas en a fait les frais mais a refusé de se soumettre et l’a fait savoir aux intéressés, qui n’ont pas manqué de répondre. Au-delà des insultes, les militants d’extrême gauche, peu habitués à ce que quelqu’un leur tienne tête, ont proféré des menaces à l’encontre du commerçant qui refusait de voir son commerce devenir un panneau d’affichage communiste.

Des autocollants comportant la mention « ACAB PARTY » ont notamment été repérés par les commerçants, qui ne souhaitent pas affilier leur boutique à des idées politiques.

Depuis lors, les militants d’extrême gauche ont les antiquaires dans leur ligne de mire. Plutôt que d’obtempérer, ils ont redoublé d’efforts pour afficher encore plus de propagande aux abords de la boutique. Plus encore, ils ont directement vandalisé la devanture en y collant leurs autocollants et en dégradant les éléments extérieurs appartenant à la boutique.

UN PREMIER COUP DE PRESSION

Au début du mois de février, les antifas, dans une logique purement mafieuse, ont fait irruption dans le magasin afin de renouveler leurs menaces et de revendiquer leur intention de s’en prendre de nouveau à l’établissement. La commerçante, avec sang-froid, les a immédiatement sommés de quitter les lieux et les a fait sortir.

Dès lors, dans la nuit, la porte du commerce a été prise pour cible par des individus au visage dissimulé qui tentaient de la détruire. Ces derniers ont été mis en fuite par un membre du personnel. Une première plainte a alors été déposée.

UN GUET-APENS QUI TOURNE MAL POUR LES ANTIFAS

Le 4 février, la situation a franchi un nouveau seuil de gravité. Les antifas ont prémédité un guet-apens à l’encontre d’un employé de la boutique, qui a été d’abord suivi par un groupe d’une quinzaine de personnes puis violemment pris à partie par six individus masqués et armés. L’homme est parvenu à se protéger malgré l’effet de surprise et l’infériorité numérique et il a même parfaitement repoussé ses agresseurs.

Alors qu’il venait de contenir cette première attaque, le commerçant a été rejoint par l’un de ses collègues. Tous deux ont de nouveau été attaqués par le même groupe d’individus (ils étaient sept), lesquels étaient encore munis de bombes lacrymogènes, d’une matraque télescopique et d’un casque de moto. Malgré l’attaque armée et l’écrasante supériorité numérique, les antifas agresseurs ont dû prendre la fuite tout en abandonnant leurs armes. Les deux commerçants ont tout de même été légèrement blessés lors de l’agression et se sont vu prescrire plusieurs jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Si le guet-apens s’est transformé en débâcle, l’attaque aurait pu finir par le lynchage des deux personnes visées.

Dans la déroute, un militant d’extrême gauche a frappé un de ses camarades à terre (voir vidéo ci-dessus à la 2e seconde).

L’ENQUÊTE FAIT DU SURPLACE : UNE AGRESSION SANS CONSÉQUENCE ?

Une partie des assaillants a été immédiatement interpellée par les forces de l’ordre. Parmi les cinq antifas arrêtés se trouvent Canelle Salomon, Dyvia Fleury ou encore Marc Inglada. Interpellés immédiatement après l’attaque, pour certains armés, ils ont été placés en garde à vue pour « violences avec arme par destination et en réunion », ainsi que pour vol, car certains antifas ont tenté d’arracher le téléphone d’une femme qui filmait l’agression.

Durant près de quarante heures, tous les agresseurs ont gardé le silence, certains ont même refusé de décliner leur identité, ce qui est pourtant obligatoire. Ils ont été libérés sans avoir donné le moindre élément aux enquêteurs et malgré leur désir de ne pas coopérer, aucun contrôle judiciaire n’a été ordonné par le juge des libertés. Évidemment, aucune détention provisoire n’a été évoquée. Les autres antifas, parmi lesquels se trouvent notamment un certain Mathias Martin, ont pu prendre la fuite et n’ont pour l’heure pas été inquiétés.

Les commerçants ont déposé plainte, mais cette affaire pourrait finir comme de nombreuses autres affaires qui concernent des violences d’extrême gauche : oubliée, jetée dans la poubelle du procureur de la république.

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