.png)
Lorient : Ronan, un tatoueur laissé pour mort par les Merlus Ultras dans l’indifférence judiciaire
Malgré les défaillances structurelles qui règnent en France et qui permettent à l’extrême gauche de jouir d’une certaine impunité, certaines affaires dépassent l’entendement et ne suscitent que de la colère. C’est le cas de l’agression de Ronan, un tatoueur de 52 ans lynché et laissé pour mort il y a un an jour pour jour par les Merlus Ultras (MU) de Lorient, et qui est désormais doublement victime : les agresseurs courent toujours, protégés par un classement sans suite qui rime avec déni de justice.
RONAN, UN TATOUEUR IMPLANTÉ À AURAY
Ronan est un tatoueur talentueux depuis vingt ans. Après avoir exercé à Glasgow, Saint-Brieuc et Rennes, il s’est installé depuis quelques années à Auray, dans le Morbihan, là où il est né. Durant toutes ces années, il a développé une clientèle diversifiée, dont une partie provient du monde des tribunes de football. Ainsi, il a fréquenté les ultras de Rennes, de Nantes, de Guingamp, ou encore de Lyon et de Marseille. Ronan avoue par exemple qu’il a été invité par les Bad Gones, les ultras de l’Olympique Lyonnais, lors d’une soirée anniversaire, tandis que de nombreux Rennais, ultras ou hooligans, fréquentent son salon. Pour autant, il précise à L’Observatoire qu’il n’est « officiellement affilié à aucun club, même si Lorient est mon club de cœur car mon père m’emmenait voir jouer cette équipe lorsque j’étais petit » et qu’il a « développé des amitiés dans de nombreuses villes ». Enfin, Ronan précise un point important : « En réalité, je ne suis pas particulièrement politisé. Je ne suis pas « fasciste » comme certains ont tenté de le faire croire, même si je ne suis évidemment pas de gauche. »
En somme, Ronan est un artiste libre qui a mis son talent au service d’une multitude de groupes, dont certains sont des rivaux de longue date et forment de parfaits antagonistes d’un point de vue politique. Néanmoins, pour certains membres des Merlus Ultras, la clientèle diversifiée de Ronan est devenue le prétexte à une haine féroce. C’est ainsi que débutent ses déboires avec les Lorientais, qui vont tenter de le diaboliser après avoir commis l’impardonnable.
26 AVRIL 2025, LE JOUR OÙ TOUT A BASCULÉ
Le samedi 26 avril 2025, Ronan est invité par son neveu, qui fait partie du noyau des Merlus Ultras, à assister à la rencontre Lorient – Caen. Il se rend donc dans la tribune Sud, comme il l’a déjà fait plusieurs fois, tout en étant accompagné de sa femme. Pendant le match, quelques quolibets lui sont adressés par des supporters, qui lui demandent ironiquement « tiens, t’es pas à Rennes aujourd’hui ? ». À la fin du match, la belle soirée d’avril et la montée en Ligue 1 de Lorient l’encouragent à continuer la fête autour d’un verre, d’autant plus que Ronan est ami avec plusieurs merlus.
Alors que le tatoueur se désaltère à l’Ubu bar, le QG des Merlus Ultras, tout en discutant avec quelques connaissances, Ronan raconte qu’il est rapidement pris à partie par plusieurs ultras, dont certains sont très virulents. Les remarques se multiplient mais prennent cette fois une tournure politique (ce que les Merlus Ultras n'évoqueront jamais dans leur version ensuite) :
« Va sucer la croix celtique sur la tombe de Jean-Marie. »
Les provocations laissent ensuite place à l’intimidation physique. Dylan Le Borgne, un ultra lorientais qui semble vouer une haine viscérale à l’égard de Ronan et qui était interdit de stade pour avoir utilisé un laser, se retrouve front contre front avec lui. Le Lorientais s’adonne même à une prémonition qui se révélera morbide :
« Tu vas perdre un œil comme Jean-Marie Le Pen. »
Ronan refuse de se laisser faire et le repousse, ce qui déclenche l’intervention de ses acolytes. Dylan Le Borgne sera toutefois sévèrement recadré par d’autres membres de l’association, qui n’ont pas apprécié son hostilité gratuite et qui le tiennent pour celui qui a déclenché toute cette affaire. Ronan insiste sur le fait qu’aucun coup n’a été donné à Dylan Le Borgne, ce que semble attester l’absence de la moindre rougeur sur son visage après l’altercation. Des Merlus Ultras ont pourtant affirmé le contraire par la suite.
Parmi ceux qui s’interposent se trouve Florian Le Bihan. Cet individu, surnommé « Floflo », n’est ni plus ni moins que le chef des Merlus Ultras. Le capo a été condamné en appel en novembre 2025 à deux ans de prison avec sursis et à cinq ans d’interdiction de stade. Celui qui avait été condamné à un an de prison ferme en première instance a également interdiction de fréquenter l’Ubu bar. En septembre 2024, accompagné de dizaines de Merlus Ultras cagoulés, Florian Le Bihan avait agressé des ultras de l’AC Ajaccio dans le centre de la ville bretonne. Un mois auparavant, il avait participé à l’attaque de deux camions-régie appartenant à BeIN Sports stationnés près du Moustoir. À cette occasion, Florian Le Bihan avait été incarcéré durant un mois car il avait refusé la comparution immédiate.

En qualité de chef, « Floflo » a ressenti le devoir d’interrompre la première algarade, avant d’en déclencher une seconde. Il n’hésite pas à faire monter la tension vociférant des paroles telles que « t’es pas chez toi ici » tandis que le tatoueur, qui envisageait déjà de quitter les lieux à ce moment, lui rappelle alors qu’il a contribué à apaiser plusieurs situations périlleuses entre les ultras lorientais et d’autres groupes ultras, à l’instar de Nancy. À défaut d’être considéré comme un membre à part entière, ce qu’il n’est pas et ne veut pas être, il demande un minimum de respect. La dispute se termine avec un échange de coups.
Bien conscient qu’il n’obtiendrait pas gain de cause dans le fief lorientais, Ronan décide alors de quitter les lieux. L’histoire aurait pu en rester là, mais après quelques pas, le tatoueur se rend compte qu’il a oublié ses lunettes au bar. Sa femme entreprend alors d’aller elle-même récupérer la monture, dans le but de ne pas échauffer davantage les esprits.
Entre-temps, un commando d’une dizaine de Merlus Ultras s’était cagoulé et se préparait à lancer l’assaut contre Ronan. Seul, à une centaine de mètres du bar, loin de la foule et des caméras, il a été sévèrement lynché puis laissé pour mort. Le groupe, mené par Florian Le Bihan (comme il l'a reconnu en garde à vue), qui pour sa part n’avait pas pris la peine de se masquer, s’est ensuite dispersé.
Peu avant, le nouveau capo des Merlus Ultras, William Le Bihan, dont le surnom est « Durch », a fait chuter Ronan d’un lâche coup de pied dans le dos qui l’a projeté face contre terre une première fois. La compagne de Ronan a vu le coup de pied et William Le Bihan l’a avoué en garde à vue.
Le lynchage qui suit est d'une violence inouïe. Florian Le Bihan, non masqué, a reconnu avoir mis la première droite mais nie avoir donné un coup de pied dans la tête de sa cible, ce qu’affirme pourtant la femme de la victime. Des commentaires tels que « Floflo il a cogné dur » fleurissent dans les rangs des ultras après l’agression.
Ronan est retrouvé inconscient, le visage dévasté. Ses nombreuses blessures démontrent à quel point les agresseurs se sont acharnés : traumatisme crânien, arrachement du plancher orbital gauche ayant nécessité la pose d’un implant, nez déplacé, perte de sensibilité de la pommette gauche et de la gencive gauche, perte de vision de loin de l’œil gauche, plaies profondes et atteintes nerveuses définitives. Aujourd'hui, Ronan souffre d'une infirmité définitive et d'une déficience visuelle qui brise sa carrière de tatoueur en lui imposant un aménagement très contraignant de son temps de travail.
.jpg)
LES MERLUS ULTRAS, UN GROUPE PROCHE DE L’EXTRÊME GAUCHE
Comment expliquer une agression aussi violente contre Ronan ? Certes, plusieurs ultras lorientais n’acceptaient pas ses amitiés diverses, notamment avec les Rennais. Cependant, un autre facteur a lourdement pesé dans la balance : la dimension politique. Les Merlus ultras ne sont pas officiellement politisés, mais la grande majorité de ses membres sont connus pour être proches de l’extrême gauche, ce qu’un fonctionnaire de la sûreté territoriale a été en mesure de confirmer. Dernièrement, le groupe a noué des amitiés avec les Red Kaos de Grenoble ou les supporters du Red Star, qui pour leur part ne cachent pas leur engagement à l’extrême gauche. En mars 2025, William Le Bihan apparaît dans une vidéo aux côtés d’un responsable des Red Kaos :
« Ma présence devait déranger. Lors d’un match, le capo m’avait déjà demandé de m’écarter de leur bâche alors que je n’étais pas dans le noyau. Ils ont sauté sur l’occasion pour se débarrasser de moi. Il est possible que des antifas aient multiplié les réflexions à mon égard et exigé que je ne mette pas les pieds dans leur tribune. », analyse Ronan, qui a observé, comme d’autres, une certaine radicalisation des Merlus Ultras ces dernières années. « Le fait de ne pas être de gauche et de tatouer des mecs de toute l’Europe a dû fortement leur déplaire », rumine-t-il en ressassant l’histoire comme pour y trouver une explication logique.
En octobre 2024, une enquête du Ouest-France concluait que « Le groupe est décrit, par plusieurs sources, comme un « noyau plus actif, qui a un combat à mener » et selon qui « la violence n'est pas intrinsèque, mais uniquement un moyen de réponse. »
Le 1er mars dernier, à l’occasion d’une rencontre à domicile face à Auxerre, les Merlus Ultras font leur retour dans les tribunes après quatre matchs de suspension. Trois semaines après le lynchage à mort de Quentin Deranque par des antifas de la Jeune Garde, ils ont jugé judicieux de célébrer leur section dédiée à la jeunesse : la Jeune Garde. Si le tifo des Merlus Ultras ne fait pas référence à la Jeune Garde antifasciste, il est bien difficile de ne pas y voir un pied de nez visant à saluer l’action de leurs camarades idéologiques. L’animation devait bien évidemment avoir été prévue avant que les antifas ne tuent un ennemi politique, mais le choix de maintenir la célébration, de ne pas même la différer, ne constitue pas un choix neutre.
Au moment de l’annonce de la dissolution de la Jeune Garde antifasciste, les ultras grenoblois avaient pour leur part déployé une banderole qui soutenait ouvertement les futurs meurtriers de Quentin :
.jpg)
Le patron de l’Ubu bar, le QG des MU, est également connu pour être un sympathisant de la mouvance antifasciste. Les merlus ont donc trouvé un établissement qui leur convient parfaitement et ils s’y sentent comme un poisson dans l’eau.
L’IMPUNITÉ JUDICIAIRE : LE SECOND TRAUMATISME
L'enquête qui a suivi est un catalogue de complaisances. Il a fallu attendre trois semaines pour que des suspects soient placés en garde à vue, étant donné que, comme le souligne Ronan, « le parquet a refusé de les interpeller dès le lendemain de l’agression alors que les policiers étaient prêts à le faire ». Cela a laissé tout le temps aux suspects d’accorder leurs violons et d’affûter leur récit en s’appuyant sur le même avocat. Pour mieux se protéger, les Merlus Ultras ont même diffusé un communiqué de presse avant les auditions, en prenant soin d'écarter l'origine politique du conflit. Ceux-ci ont néanmoins rencontré un problème technique qui a largement entamé leur crédibilité, car deux communiqués différents ont été publiés dans un intervalle de dix minutes.
.jpg)
Ronan affirme que « comme de nombreuses personnes, j’avais bu mais n’étais pas ivre », tandis qu’il ne saisit pas bien comment les Merlus Ultras osent affirmer que son agression n’est rien d’autre qu’une « bagarre de soirée qui a mal tourné » alors qu’une quinzaine d’ultras ont préparé leur coup en se cagoulant et en l’attaquant à l’abri des regards. De plus, le communiqué clame que son agression n’a rien à voir avec sa profession ni la politique, tandis qu’en garde-à-vue, Dylan Le Borgne a tenté d’expliquer que Ronan avait effectué un « salut nazi », lequel aurait été à l’origine des premiers incidents. Le Télégramme avait par ailleurs repris cette allégation pour expliquer le classement sans suite, alors que l’enquête n’a absolument pas établi que Ronan a « commis un geste idéologique » comme l’écrit le journal. Enfin, ce ne sont pas les Merlus Ultras qui ont appelé les secours, mais la compagne de la victime.
Florian Le Bihan, qui travaille pour la mairie de Ploemeur, risquait la prison étant donné qu’il est en état de récidive légale. Condamné pour des faits de violence en novembre 2024 puis en appel en 2025, celui-ci affirmait qu’il restait continuellement aux abords de l’Ubu bar sans jamais y entrer. Nonobstant, il a réalisé un paiement en carte bancaire à l’Ubu le 3 mars 2025, quelques semaines avant l’agression. Il n’a donc pas respecté son contrôle judiciaire. Le parquet n’a pourtant requis aucune poursuite à son encontre, « Floflo » ayant expliqué que quelqu’un avait réalisé le paiement avec sa carte bancaire sans qu’il n’ait besoin de mettre un pied dans l’établissement.
La stratégie des inculpés, qui théoriquement risquent plusieurs années de prison, est de singer une coopération totale et transparente avec les autorités en avouant partiellement les faits et en répondant à toutes les questions. Ainsi, Florian Le Bihan avoue qu’il a porté un coup violent à Ronan, tandis que William Le Bihan assume avoir projeté la victime par terre en lui assénant un coup de pied dans le dos. Au-delà de ces aveux, ils indiquent qu’ils ne se souviennent plus exactement des faits, qu’ils n’ont rien vu au moment opportun et qu’ils n’ont finalement rien fait ou presque.
En garde à vue, Florian Le Bihan affirme qu’il ne sait pas si d’autres ultras l’ont rejoint pour se rendre en direction de Ronan, de même qu’il nie avoir mis un coup de pied dans la tête de sa proie, ce qu’un témoin affirme pourtant. Enfin, il a déclaré durant son audition que personne d’autre n’a porté le moindre coup à Ronan, se bornant à déclarer qu’il a « mis un bon coup de poing ». Ainsi, Ronan a été sauvagement lynché par un groupe d’une dizaine de personnes mais personne ne les a vus et personne ne sait qui c’est, quand bien même Florian Le Bihan les accompagnait ! Les rapports du médecin légiste, par ailleurs, rejettent la thèse du coup unique. Cette même thèse est finalement balayée par les agresseurs eux-mêmes, car Florian et William Le Bihan ont tous deux avoué qu’ils avaient porté au moins un coup. « Floflo », qui n’aurait frappé Ronan que d’un coup de poing, a pourtant ressenti le besoin de soulager sa conscience en envoyant un message à la victime le lendemain de l’agression et en précisant « j’espère sincèrement que ça va aller pour toi ».

Au-delà d’aveux partiels et de la stratégie de la négation ou de l’oubli, Florian et William Le Bihan, qui n’ont aucun lien de parenté, ont bénéficié de témoignages de complaisance de la part d'autres membres du groupe, comme Clément Peluhet, qui est allé jusqu'à attribuer à la victime des provocations imaginaires pour justifier l'injustifiable. En effet, celui-ci a affirmé que Ronan avait déclaré à deux reprises « je suis nazi », mais il semble le seul à avoir entendu ces phrases. Au contraire, un témoin rapporte que Ronan aurait justement été qualifié de « nazi » par un ultra. Ces éléments démontrent que les Merlus Ultras incriminés n’ont pas hésité à flirter avec le mensonge afin de mieux se protéger.
Finalement, les auditions ont été peu éprouvantes pour les ultras, qui n’ont pas été mis face à leurs contradictions ou à leur non-dits. Ils ont déroulé leur propos et ont pu garder le silence (en arguant qu’ils ne se souvenaient plus de telle ou telle chose) lorsqu’ils le souhaitaient. Après une audition seulement, ils ont tous été relâchés.
Les Merlus Ultras sont même parvenus à inverser les rôles et à se victimiser. En effet, après l’agression, ils ont affirmé qu’ils recevaient de nombreuses menaces, tout en s’appuyant sur un autocollant les qualifiant de « salopes de la Ligue 1 », qui a été diffusé dans les rues de Lorient après l’agression, pour mieux illustrer leur propos.

De nombreuses personnes issues des tribunes sont effectivement très remontées contre les MU après cette agression à quinze contre un et plus encore par leur tentative de se débarrasser de cette affaire qui nuit à leur réputation. Un ancien membre du groupe se dit désabusé par la tournure que le noyau prend. Il confie que « c’est devenu un groupe de lâches qui sont prêts à tout dès qu’on ne va pas dans leur sens. »
L’AGRESSION CLASSÉE SANS SUITE
Malgré les aveux partiels de Florian et William Le Bihan, malgré les séquelles de Ronan, le Procureur de la République de Lorient, Stéphane Kellenberger, a décidé, le 27 juin 2025, de classer l'affaire sans suite. Le motif invoqué est un outrage supplémentaire pour la victime : elle aurait « contribué » à sa propre agression. Une décision qui transforme ni plus ni moins la victime en coupable.
Ronan était pourtant en train de quitter les lieux. Si les ultras n’étaient pas venus à sa rencontre pour le lyncher, rien de tout cela ne serait arrivé. Le procureur Stéphane Kellenberger estime cependant que Ronan a cherché à se faire lyncher et que, finalement, il a un peu mérité ce qui lui est arrivé. « En aucun cas, en étant accompagné de ma compagne, je n’avais prévu d’aller au charbon, pas du tout. J’étais simplement au stade », souffle Ronan, dépité par la tournure que prend l’affaire.
La procédure démontre pourtant que Florian Le Bihan a avoué à un membre des Merlus Ultras, la compagne de Dylan Le Borgne, qu’il avait frappé Ronan afin de se venger de la première altercation, à cause de laquelle il avait saigné de la bouche. Disculper un individu qui a partiellement avoué les faits et qui a déjà été condamné pour des faits similaires semble peu banal, alors même que le témoignage de la femme de Ronan affirme que « Floflo » a mis un coup de pied dans la tête de son mari au sol. Le capo des Merlus Ultras échappe ainsi à la prison alors que la légitime défense ne peut absolument pas être invoquée dans le cas présent car elle requiert une défense spontanée et proprotionée. Il ne s'agit donc que d'une agression.
LE COMBAT POUR LA JUSTICE N’EST PAS TERMINÉ
Malgré ce que Ronan estime être une « trahison » de la justice, il ne baisse pas les bras et continue de solliciter les voies légales pour que cette affaire n’en reste pas là. Le classement sans suite a été contesté devant le procureur général près la Cour d’appel, mais ce dernier, loin d’être épris d’une bouffée de lucidité, a débouté sa demande et confirmé le classement sans suite, tout en concédant néanmoins que le motif retenu par le procureur de Lorient, à savoir que Ronan aurait contribué à la réalisation de son agression, n’était pas opportun et que le motif « auteur inconnu » était plus adapté...
La justice donne donc raison aux Merlus Ultras en se basant sur les témoignages qui figurent dans le dossier. Or, ces témoignages sont quasi-uniquement ceux des Merlus Ultras, lesquels, en ayant pu coordonner leur version durant trois semaines, protègent leurs cadres. Les autres témoignages, qui attestent que Ronan n’a pas fait de « salut nazi » et qu’il a été lynché par un groupe de 4 à 5 personnes mené par Florian Le Bihan ont purement et simplement été écartés. La compagne de Ronan a apporté un témoignage différent mais qui n’a pas été retenu, malgré les dix jours d’ITT qui lui ont été attribués du fait du traumatisme lié à l’agression.
De même, Ronan se bat depuis des mois afin de faire reconnaître son handicap et pour réévaluer ses ITT. Quinze jours d’ITT lui ont été attribués par le médecin légiste après l’agression, mais le tatoueur a en réalité dû cesser son activité durant plusieurs mois. Une audience doit statuer sur la réévaluation de ses ITT au mois de mai prochain.
« J’ai désormais un profond dégoût de la justice. Je ne suis pas la bonne victime et mon cas n’intéresse personne, donc ils peuvent se permettre ce délit de sale gueule. Malgré tout, je me battrai jusqu’au bout pour les faire condamner », conclut le tatoueur lors de son entretien avec L’Observatoire.
Au début du mois d’avril 2026, Ronan a de nouveau été la cible de l’extrême gauche. Le Gwened Antifa Crew et l’Action antifasciste du Pays d’Auray ont collé des affiches dans toute la ville d’Auray afin de dénoncer sa proximité avec Le Jarl, sa sympathie pour Jean-Marie Le Pen ou encore pour dévoiler un tatouage qu’il a réalisé pour un hooligan rennais. Tatouage que Ronan avait lui-même partagé sur son compte Instagram !
.jpeg)
Si vous souhaitez contacter Ronan en vue de vous faire tatouer, vous pouvez consulter sa page Instagram ou lui écrire via ronan.tatouages@yahoo.fr
Faites un don à L’Observatoire si vous souhaitez que des enquêtes similaires soient publiées plus régulièrement.

.jpg)






.jpeg)