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L’université de Nantes saccagée, un étudiant menacé au couteau et quatre occupants interpellés puis relâchés immédiatement
Après Rennes 2, c'est au tour de l’université de Nantes d'être dévastée en marge des mobilisations dites lycéennes. Depuis plusieurs semaines, les blocages perpétrés par des militants d’extrême gauche se multiplient dans les établissements scolaires et universitaires.
À Rennes, L'Observatoire a récemment publié un photo-reportage pour documenter l'état du campus de Villejean, recouvert de tags antifascistes et d'inscriptions appelant notamment à tuer des policiers. Plusieurs installations du Crous ont également été dégradées ou pillées.
À Caen, les images se suivent et se ressemblent. Des militants d’extrême gauche ont commis des dégradations similaires dans les locaux universitaires :
Mais c'est à Nantes que les images ont particulièrement marqué les esprits. Après trois jours d'occupation, le bâtiment Censive, situé sur le campus du Tertre, a été découvert dans un état de dévastation qui a conduit la présidente de l'université à dénoncer un véritable saccage.
Trois jours d'occupation et une faculté dévastée
Depuis le mercredi 7 octobre, le bâtiment Censive était occupé par des manifestants mobilisés en soutien au mouvement dit lycéen. Des assemblées générales avaient organisé la poursuite du blocage, entraînant la fermeture de plusieurs bâtiments universitaires.
Au fil des jours, la situation s'est considérablement dégradée. La présidence a signalé des comportements dangereux, des dégradations et la présence de militants d’extrême gauche extérieurs à l'établissement. Il aura toutefois fallu trois jours pour que la présidence demande à la police d’intervenir afin de sauver le peu qu’il restait à sauver. Entre 20 et 40 occupants ont pris la fuite à l'arrivée des forces de l'ordre. Ils n’ont donc pas pu utiliser les centaines de pavés qu’ils avaient amassés pour défendre leur bastion, ni les « cacatovs », à savoir des sacs contenant des excréments, qu’ils avaient soigneusement confectionnés pour les jeter sur leurs ennemis - en l'occurrence, la police.
Tous les murs ont été recouverts de tags d’extrême gauche, le mobilier a été renversé, les bureaux dégradés, les ordinateurs endommagés, des déchets alimentaires répandus dans les couloirs, des distributeurs automatiques pillés, de la peinture et du savon étalés sur les sols afin d’empêcher la progression de la police… Rien n’a été épargné par les « étudiants ».
Un élu étudiant menacé de mort avec un couteau
Les tensions avaient déjà pris une tournure particulièrement inquiétante avant l'intervention des forces de l'ordre. Un élu étudiant a notamment été menacé de mort avec un couteau pendant l'occupation.
Interrogée après avoir découvert les dégâts, la présidente de l’université, Carine Bernault, s'est dite profondément choquée. Dans un entretien diffusé par Ouest-France, elle a exprimé son « écœurement » devant l'état de l'établissement.
Sur LCI, elle a déclaré ne pas connaître l'identité de tous les occupants, tout en rappelant son soutien aux mobilisations étudiantes et lycéennes pacifiques. Comment ne pas comprendre le déchirement de cette femme, entre sa volonté, en tant que présidente, de travailler dans une faculté fonctionnelle et son positionnement idéologique de gauche ? En avril 2022, lors de l'élection présidentielle, elle avait adressé un courrier aux étudiants et aux personnels de l'université, les appelant explicitement à faire barrage au Rassemblement national.
Quatre ans plus tard, c'est donc une responsable universitaire ayant publiquement pris position contre le RN qui se retrouve à dénoncer les agissements de l’extrême gauche au sein de son propre établissement.
Tags antifascistes et slogans révolutionnaires
Les images diffusées après l'évacuation montrent notamment des inscriptions anarchistes, des slogans hostiles à la police et des références d’extrême gauche. Des murs à l’extérieur de l’université sont remplis de références antifascistes : l’un d’eux mentionne notamment Gino, un antifa poursuivi pour de graves violences commises en Hongrie en février 2023.
Quatre personnes interpellées… mais aucune placée en garde à vue
L'intervention policière du samedi 10 octobre s'est soldée par quatre interpellations. Or, les militants d’extrême gauche interpellés n'ont pas été placés en garde à vue. Leur identité a simplement été contrôlée et ils seront convoqués ultérieurement. Ainsi, malgré l'ampleur des dégradations et les risques signalés à l'intérieur du bâtiment, aucun des quatre occupants interpellés n'a été maintenu en garde à vue à l'issue de l'intervention. Les dizaines d’antifas qui ont pris la fuite à l’arrivée de la police ont peut-être été filmés et seront également convoqués, l’avenir le dira. Une enquête a été confiée à la brigade des atteintes aux biens (BAB) du service local de police judiciaire de Nantes.
Selon Presse-Océan, qui détaille les premières investigations, le bâtiment a été sécurisé et des rondes ont été organisées pour prévenir toute nouvelle occupation.
Des centaines de milliers d'euros de dégâts et des semaines de fermeture
Les conséquences du saccage dépassent largement le seul nettoyage des tags. La présidente de l'université évoque des réparations représentant plusieurs centaines de milliers d'euros. Il s'agit à ce stade d'une première estimation, le bilan complet des dommages restant à établir. Quoi qu’il arrive, les enseignements dispensés dans le bâtiment Censive ne pourront pas reprendre normalement avant plusieurs semaines.
Un précédent en septembre : des tags antiflics et des symboles communistes
L'affaire n'est pas sans rappeler un autre épisode survenu quelques semaines plus tôt sur ce même campus du Tertre. Dans la nuit du 16 au 17 septembre 2026, un antifa avait été interpellé après la découverte de plusieurs tags sur des bâtiments universitaires. Parmi les tags figuraient notamment des appels hostiles aux policiers, dont « Un bon flic est un flic mort », ainsi que des faucilles et marteaux. Le suspect avait été placé en garde à vue, puis déféré devant la justice.
La même chienlit universitaire provoquée par l’extrême gauche se reproduit régulièrement depuis Mai 68. Les Français savent désormais qui en sont les responsables.
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