
Calais : militants d’extrême gauche et clandestins attaquent une pelleteuse qui devait détruire un camp de fortune
Cette affaire, qui n’a pas été évoquée par les médias mais revendiquée par l’extrême gauche, en dit long sur la banalisation de la violence de l’extrême gauche et sa propension à soutenir tout ce qui est illégal, à commencer par les clandestins.
Le 1er juillet, à Calais, un « camp de migrants » situé près du centre hospitalier a été expulsé par les autorités après un mois de répit accordé aux clandestins. Le lendemain, des forces de l’ordre (environ dix véhicules selon Calais Migrant Solidarity), des représentants de la préfecture et des entreprises de démolition et de nettoyage (notamment Delbende) sont revenus sur les lieux avec deux pelleteuses pour détruire le squat à ciel ouvert. Toutefois, clandestins et militants d’extrême gauche n’entendaient pas rester les bras croisés.
Alors que deux pelleteuses commençaient à détruire des habitats, « des personnes ont encerclé et grimpé sur l’une d’elles pour tenter de l’arrêter / la ralentir. » Selon le récit de l’extrême gauche, le conducteur a poursuivi les manœuvres malgré la présence des assaillants sur la machine et à proximité. Il aurait même tenté de les faire tomber et de leur rouler dessus, mais aucune victime n’est à déplorer. Une couverture a été placée sur le pare-brise de la pelleteuse par des militants d’extrême gauche, obligeant ainsi le conducteur à poursuivre sa route sans visibilité.
Des dizaines de personnes, clandestins et militants d’extrême gauche, ont alors pris d’assaut l’engin de chantier. Plusieurs objets ont été lancés par la foule et un projectile a brisé la vitre de la pelleteuse. Les deux engins se sont ensuite retirés derrière l’important dispositif policier, qui n’est intervenu qu’après l’attaque.
Neuf personnes ont été interpellées sur un rond-point proche du camp. Une manifestation spontanée (donc illégale) d’environ 50 personnes visant à les soutenir s’est alors formée, et deux autres individus ont été arrêtés durant le rassemblement. Les onze interpellés, accusés de dégradations, ont été placés en garde à vue mais relâchés sans poursuites en fin de journée. Plusieurs ont pourtant refusé le relevé d’empreintes et étaient dépourvus de documents d’identité.
Le lendemain de l'attaque, le 3 juillet, les forces de l’ordre et les engins de démolition ne sont pas revenus sur le site. « À chaque expulsion on reconstruira », ont prévenu les militants d’extrême gauche.

.jpg)
.jpg)
.jpeg)
.jpg)