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Un village antifasciste organisé sur le campus de l’université Rennes 2
Pour une fois, l’extrême gauche a su faire l’union sacrée à l’occasion de l’organisation d’un village antifasciste. Pendant toute la journée du jeudi 9 avril, le campus de Rennes 2 a été privatisé dans le but de défendre l’antifascisme et de lutter contre l’extrême droite. Si cela ne change pas du quotidien de cette faculté, il convient de noter que le village n’était pas composé uniquement de syndicats étudiants : outre l’Union Pirate, Révolution Permanente ou encore le FSE, qui occupent le terrain toute l’année, l’association Utopia 56, qui vient en aide aux clandestins, ou encore le média antifasciste Contre-Attaque, étaient également présents afin de tenir un stand, aux côtés d’autres associations antiracistes, LGBT, etc.
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Au-delà des stands, des conférences ont été organisées dans des amphithéâtres, aussi bien sur la Palestine que sur l’écologie et l’extrême droite, visiblement avec l’approbation de la présidence de l’université. L’ambition était claire : il s’agissait ni plus ni moins de lutter contre la montée de l’extrême droite et de réaffirmer que Rennes 2 est une faculté rouge.
Force est de constater qu’il n’y avait pas besoin d’un village antifasciste pour affirmer que Rennes 2 est une faculté d’extrême gauche. Par ailleurs, toutes les initiatives, les violences et les polémiques qui ont pu nuire à la faculté ces dernières années sont le fruit de la mobilisation des antifas. Voici quelques éléments (compilation non exhaustive) :
- Durant l’année universitaire 2024-2025, à l’instar des années précédentes, Rennes 2 a été bloquée et dégradée à plusieurs reprises par des militants d’extrême gauche. Le 10 février 2025, la présidence estimait les dégâts à 300 000 euros, alors que la mobilisation visait initialement à dénoncer l’austérité qui frappait l’université, dont le déficit s’élève à plus de 4,8 millions d’euros.
- Le 27 février 2025, une énième manifestation au départ de Rennes 2 s’est transformée en passage à tabac de deux étudiants affiliés au RN devant la faculté de droit. La majorité des antifas inculpés sont ou étaient étudiants à Rennes 2.
- En juillet 2025, Erwan Beaudouin, élu municipal d’opposition à Dinan (Côtes-d’Armor) et membre du collectif d’extrême gauche Dinan Diver’cité, a été surpris en train de prendre des photos d’une personne dans les toilettes d’un supermarché. Erwan Beaudouin est également professeur à l'université Rennes 2.
- Rennes 2 est le bastion du groupuscule Défense Collective, dont la dissolution avait été annulée par le Conseil d’État. C’est une auto-dissolution qui aura eu raison de ce mouvement violent peu de temps après, étant donné qu’un de ses cadres, Julien Beaudoin, a été accusé de viol.
- Ce même Julien Beaudoin avait été condamné pour avoir participé, avec d’autres membres de la Défense Collective, au lynchage d’un militant nationaliste en octobre 2022… sur le campus de Rennes 2.

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