.jpg)
Extinction Rebellion : elles attaquent le siège de TotalEnergies puis s’étonnent d’être condamnées
Le 25 octobre 2024, le siège de TotalEnergies, situé à Paris La Défense, a été pris pour cible par Extinction Rebellion. De la peinture avait été projetée sur la tour et des vitres avaient été brisées à l'aide d'un marteau. Deux personnes avaient été interpellées alors que d’autres personnes avaient participé aux dégradations et que des vidéos des méfaits existent, permettant ainsi d’identifier tous les participants, qui n’étaient pas masqués.
Le 12 mai 2026, le tribunal a condamné les deux militantes d’Extinction Rebellion à 400 heures de travail d’intérêt général (TIG). Malgré les dégradations, elles n’ont même pas été condamnées à de la prison avec sursis. À cela s’ajoute 1 000 euros d’amende et 14 000 euros de dommages et intérêts pour les dégâts causés. En cas de non-exécution des TIG, les deux condamnées risquent trois mois de prison ferme.
La défense a annoncé faire appel du jugement. Extinction Rebellion a par ailleurs critiqué les conditions du procès, indiquant que des témoins avaient été censurés. En effet, la défense souhaitait faire témoigner le sociologue François Brasdefer, l’experte du GIEC Yasmina Saheb et le journaliste indépendant Quentin Müller. La juge a refusé, arguant qu’« à moins qu’ils soient vitriers, ils ne sont pas auditionnés. » Extinction Rebellion comptait pourtant sur ces témoignages pour politiser le procès et tenter de prouver l’état de nécessité et la proportionnalité de l’action, comme si briser les vitres du siège de l’entreprise allait mettre fin à ses « crimes ».
Cette action s’inscrivait dans le cadre de la campagne « Carnage Total », une campagne toujours active au nom de laquelle Extinction Rebellion s’en prend à TotalEnergies par tous les moyens.

.jpg)
.jpg)
.jpeg)
.jpeg)