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Le lobby LGBT se divise à Lyon et à Montpellier
Des tensions internes ont conduit à des divisions visibles au sein du mouvement LGBT à Lyon et à Montpellier. Alors que les désormais traditionnelles « gay pride » doivent avoir lieu dans les semaines à venir, la cause LGBT ne semble plus capable d’unir les membres de sa commuanuté.
Montpellier
Plusieurs collectifs et associations “queers” (Nuit Brune, Dragnini, Folle de Rage, le bar Le Madrediosa, etc.) ont annoncé leur retrait de l’organisation de la marche des fiertés de Montpellier, qui est dirigée par Fiertés Montpellier Pride. Ils dénoncent des dysfonctionnements structurels liés à l’organisation de la marche des fiertés et aux événements qui l’accompagnent, à l’instar de l’« Apéro pride » et de la « Pride Night ». Globalement, ces collectifs LGBT fustigent les décisions de Fiertés Montpellier Pride, qui ne vont pas dans leur sens comme cela a pu être le cas l’année passée. Cette année, ces collectifs LGBT ne sont pas tous sollicités, ce qui constitue un manque à gagner pour eux. Car derrière ces événements, il y a de l’argent (public).
Fiertés Montpellier Pride s’adonnerait à une gouvernance opaque et unilatérale. Les autres collectifs seraient mis en concurrence, subiraient des pressions, des menaces.
La programmation 2026 est jugée trop centrée sur le réseau du directeur artistique Othman de Poltorasky, au détriment des « artistes » locaux. Certains signataires ont malgré tout indiqué qu’ils participeront au cortège de la marche des fiertés du 14 juin, mais dans le « Pink Bloc » anticapitaliste, afin que « cette Pride soit aussi politique qu’elle est festive ».
Fiertés Montpellier Pride correspond également au centre LGBT de Montpellier.
Lyon
Le lobby LGBT lyonnais se fracture également, avec l’annonce de deux Marches des fiertés distinctes en 2026. Le centre LGBT de la ville de Lyon a décidé d’organiser sa propre marche, considérant que la manifestation actuelle, organisée par le collectif Fiertés en lutte, est trop politisée et extrémiste. En effet, certains cortèges sont interdits aux blancs, la tête de la manifestation est réservée aux transsexuels non-blancs.
Une double ration de marche des fiertés pour les Lyonnais donc, qui pourront également profiter du Bal des fiertés à l’Hôtel de Ville, financé par l’argent public.
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