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Morbihan : au mépris du risque incendie, une rave party illégale s’est tenue durant 4 jours, l’extrême gauche évoque des tirs à balles réelles
Une free party illégale s’est déroulée à partir du 11 juillet dernier dans la forêt de Lanouée (Morbihan), près de la forêt de Brocéliande.
Malgré une alerte canicule et un risque élevé d’incendie de forêt, près de 2 000 personnes se sont rassemblées. Le préfet du Morbihan, Michaël Galy, a dénoncé « l’irresponsabilité totale » des organisateurs et des participants qui, malgré quelques précautions, ont mis en danger leur environnement et eux-mêmes.
Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles systématiques des « teufeurs », mais une intervention pour mettre fin au rassemblement illégal n’était pas envisagée : les autorités craignaient que des tirs de mortiers ne provoquent des incendies, comme cela s’est produit lorsque le black bloc a attaqué la police lors d’une manifestation contre le canal Seine-Nord Europe dans le Pas-de-Calais. Au total, plus de 4 000 personnes ont été contrôlées. Près de 2 000 procès-verbaux ont été dressés pour participation à un rassemblement illégal, consommation de stupéfiants ou infractions routières.
Malgré tout, la musique n’a été arrêtée que le mardi 14 au matin, tandis que les forces de l’ordre n’ont investi le site que le mercredi, alors qu’il ne restait plus que 150 personnes déterminées à poursuivre la rave party. La sonorisation a été coupée et démontée, du matériel a été saisi, notamment une platine, un petit groupe électrogène et une grosse caisse, ainsi que des véhicules transportant de l’équipement.
L’intervention finale, le 15 juillet, a été décrite par les autorités comme calme. Toutefois, des médias d’extrême gauche, à l’instar de Révolution Permanente ou de Contre-Attaque (qui disposait d’un stand lors de la rave party, ce qui démontre une nouvelle fois à quel point ces événements sont ancrés à l’extrême gauche), ont allégué que lors de l’intervention, alors que les participants restants dormaient encore, un gendarme aurait tiré à balles réelles à deux reprises. Selon ces sources, le chien d’un participant aurait été blessé ou tué par balle. Cette information n’a été évoquée par aucun autre média.
La semaine dernière, l’Assemblée nationale a adopté la loi Ripost, qui doit permettre de mieux réprimer les rave parties. Un délit d'organisation de free party a été créé et prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Un délit de participation a également été créé et expose les « teufeurs » à six mois de prison et 7 500 euros, qu’il sera possible de convertir en une amende forfaitaire délictuelle de 500 euros.
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