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Bilan du 17 octobre : l’extrême gauche saccage la France
L'hôtel de ville de Limoges ravagé par les flammes, un bâtiment historique incendié à Lyon, des mairies et des permanences politiques attaquées, des centaines de commerces dégradés ou pillés et près d'un millier de policiers et de gendarmes blessés : la mobilisation nationale du 17 octobre a donné lieu à une nouvelle journée de violences d'une ampleur considérable. Derrière le chaos, l'extrême gauche et la racaille ethnique, une nouvelle fois.
Le bilan national est particulièrement lourd. Selon les chiffres communiqués dimanche 18 octobre par le ministère de l'Intérieur, 2 397 personnes ont été interpellées et 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept grièvement, lors de la journée du 17 octobre.
La mobilisation a rassemblé 550 000 personnes selon les autorités, contre 800 000 d'après les organisateurs. Si de nombreux cortèges se sont déroulés pacifiquement, des violences ont éclaté dans de multiples villes, parfois dès les premières heures de la journée, avant de se prolonger dans la soirée par des pillages. Ces événements s'inscrivent dans la continuité des émeutes qui secouent la France depuis plusieurs semaines, toujours instrumentalisées par l’extrême gauche.
Dans une précédente enquête consacrée à la révolte dite lycéenne, L’Observatoire revenait sur les violences ayant accompagné les blocages d'établissements scolaires, les dégradations et les affrontements avec les forces de l'ordre. L’article documentait largement le rôle des militants d'extrême gauche dans cette mobilisation et la participation de jeunes immigrés. Le 17 octobre a rejoué la même partition, avec une intensité décuplée.
Lyon : d'une manifestation à l'autre, l’extrême gauche constituée en black bloc multiplie les violences
À Lyon, les événements du 17 octobre prolongent des violences déjà observées précédemment. Pas plus tard que le mardi 13 octobre, près de 200 militants d’extrême gauche avaient multiplié les dégradations, notamment contre des établissements bancaires, des caméras de vidéosurveillance, du mobilier urbain et les équipements d'une station-service. Des projectiles avaient également été lancés contre les forces de l'ordre. Un photographe professionnel avait même failli recevoir un pavé sur la tête, lancé à bout portant par un individu appartenant au black bloc. Selon les témoins interrogés par Le Monde, le journaliste avait réussi à esquiver le projectile au dernier moment.
Quatre jours plus tard, le samedi 17 octobre, les violences ont franchi un nouveau seuil.
Place Bellecour, l'un des lieux les plus emblématiques de Lyon, des individus s'en sont pris au pavillon abritant l'office de tourisme. Après avoir été saccagé, le bâtiment a été incendié vers 14 h 30.
La violence des affrontements a également entravé l'intervention des secours. Selon LyonMag, les pompiers n'ont pu accéder au pavillon qu'aux alentours de 15h . À 15h30, le bâtiment était considéré comme détruit.
Construit en 1852, cet édifice historique avait successivement servi de corps de garde, de poste de police et de lieu d'accueil touristique. Cent soixante-quatorze ans d'histoire lyonnaise ont ainsi été ravagés par les flammes. À l'intérieur, les casseurs ont également dégradé la statue du célèbre chef Paul Bocuse. Sortie du pavillon, celle-ci a été déboulonnée et souillée. Son fils Jérôme Bocuse a par ailleurs publiquement exprimé sa colère, rappelant que son père avait consacré sa vie au travail et à la gastronomie française.
Les violences se sont également propagées dans la Presqu'île et à Confluence. Plusieurs commerces ont été vandalisés, incendiés ou pillés. Selon le préfet du Rhône Étienne Guyot, 160 personnes ont été interpellées et 100 membres des forces de sécurité blessés au cours de cette seule journée.
Limoges : la mairie incendiée, le maire accuse l'extrême gauche
C’est peut-être à Limoges que les destructions ont atteint leur dimension la plus symbolique.
L'hôtel de ville, inauguré en 1883 et inscrit aux monuments historiques, a été incendié. Des militants d’extrême gauche cagoulés ont pénétré dans le bâtiment après avoir brisé des vitres. Le feu s'est ensuite propagé à une grande partie de l'édifice, provoquant d'immenses destructions.La tour de l'horloge, haute d'environ 43 mètres, s'est notamment effondrée, tout comme une partie de la toiture.
Le maire de Limoges, Guillaume Guérin (LR), accuse directement l’extrême gauche d'avoir organisé cette attaque. Dans un entretien accordé au Monde, l'édile affirme que 500 à 600 d’entre eux s'étaient infiltrés parmi les quelque 5 000 manifestants. Selon lui, ces individus avaient préparé leur opération et savaient comment pénétrer dans le bâtiment. Il évoque également la présence de mortiers d'artifice et d'un bélier de 200 kg.
Le témoignage du maire révèle également la violence des menaces proférées contre les agents municipaux encore présents dans le bâtiment. Alors que des mariages avaient été célébrés dans l'après-midi, plusieurs employés se sont retrouvés confrontés aux assaillants. L'un d'eux aurait été menacé de mort et contraint de prendre la fuite par une sortie arrière.
Les inscriptions « Vive la Commune ! » découvertes non loin de la mairie et le drapeau communiste visible au début de l’incendie démontrent la dimension idéologique de la destruction.
Le porte-parole du NPA, Philippe Poutou, a par ailleurs relativisé l’incendie et accusé la police :
Rennes : les black blocs repoussent les gendarmes, le centre-ville livré aux pillages
À Rennes, autre bastion de la mouvance autonome, la manifestation du 17 octobre a dégénéré en affrontements d'une rare intensité. Au moins 12 000 personnes avaient répondu à l'appel à manifester selon la préfecture. Parmi elles, plusieurs centaines d'individus masqués ont rapidement commencé à affronter les forces de l'ordre.
Place de la République, des matériaux ont été arrachés à un chantier afin de constituer des barricades enflammées. Les policiers et gendarmes ont été visés par des mortiers d'artifice, des pavés et d'autres projectiles. Le correspondant du Monde décrit explicitement la présence de black blocs descellant des pavés pour les lancer contre les gendarmes. Les forces de l’ordre, dépassées par le nombre de leurs adversaires, ont été contraintes de reculer. Certains individus vêtus de noir les ont même poursuivis.
La préfecture d'Ille-et-Vilaine met directement en cause l’extrême gauche.
Les affrontements se sont poursuivis dans plusieurs secteurs du centre-ville avant de laisser place, en soirée, à une succession de pillages. Selon le média local Rennes Infos Autrement, la quasi-totalité des commerces de certains secteurs auraient été touchés. La députée LFI Marie Mesmeur, entre deux violences, a pris le temps de discuter avec des membres du black bloc :
Le lendemain, la capitale bretonne présentait un spectacle de désolation : vitrines éventrées, mobilier urbain détruit, poubelles incendiées, matériaux de chantier dispersés et rues jonchées de débris. Le bilan préfectoral fait état de 53 interpellations, dont 16 ont débouché sur des gardes à vue.
Les faits témoignent de la coexistence de deux phénomènes : des affrontements auxquels participent l’extrême gauche, puis des pillages, auxquels des immigrés se greffent.
Marseille : la mairie envahie et le symbole anarchiste inscrit sur les murs
À Marseille, plusieurs dizaines d'individus ont forcé les portes de l'hôtel de ville. Armés de barrières de sécurité, les assaillants ont enfoncé la porte d'entrée du bâtiment municipal, situé sur le Vieux-Port. Selon l'AFP, certains criaient : « C'est la Révolution, on prend la Bastille ! »
À l'intérieur, du mobilier a été renversé, des équipements dégradés et un buste de Marianne jeté au sol. Sur la façade, l’action a été revendiquée par des inscriptions hostiles à la police, tandis que des symboles anarchistes ont été inscrits dans le hall.
Les participants ne se sont d'ailleurs pas limités à cette intrusion. Un peu plus tôt, des individus masqués avaient attaqué la façade d'un commissariat de police municipale.
Le maire Benoît Payan, pourtant situé à gauche de l'échiquier politique, a vivement dénoncé ces violences et réclamé des explications sur l'organisation du maintien de l'ordre. La gauche réformiste est largement débordée par son extrême gauche révolutionnaire.
Toulouse : le préfet accuse directement les militants d'extrême gauche
À Toulouse, des affrontements ont éclaté à plusieurs endroits de la ville. Les forces de l'ordre ont notamment été visées par des jets de projectiles, des mortiers d'artifice et des boules de pétanque. Le préfet de Haute-Garonne, Fabrice Rigoulet-Roze, accuse directement des militants d’extrême gauche d'avoir participé aux violences et même d’avoir attaqué des pompiers.
Environ 25 établissements ont subi des dégradations, tandis que cinq à dix pillages ont été recensés dans le bilan détaillé du préfet. Au total, 107 personnes ont été interpellées, dont 37 dans des affaires liées aux pillages.
Au Mans et à Agen, les émeutiers s’en prennent aux permanences du RN
Au Mans, les violences étaient étrangement orientées contre le Rassemblement national. La permanence de l'eurodéputée Angéline Furet, déjà dégradée par des antifas au début du mois d’octobre, n’est pas passée loin du saccage. Les vitres ont toutefois été brisées, la devanture a été entièrement taguée et recouverte d’autocollants.


Un autre local du Rassemblement national a été dégradé le même jour à Agen, où des inscriptions telles que « Assassins », « Voleurs » et « Fascistes » ont été découvertes sur la vitrine de la permanence départementale. Le responsable local du RN affirme qu'une signature « LFI » figurait également parmi les inscriptions.
Paris : des rédactions prises pour cible et des centaines de personnes interpellées
À Paris, les violences ont touché les commerces, les forces de l'ordre, mais également plusieurs médias… orientés à droite. Dès 7h du matin, une centaine d'individus cagoulés se sont rassemblés devant l'immeuble abritant les rédactions de CNews, d’Europe 1 et du Journal du dimanche. Les assaillants ont bloqué l'accès au parking et lancé des projectiles contre le bâtiment. Plusieurs vitres ont été brisées. Les directions des trois médias ont dénoncé les intimidations visant leurs personnels et leurs journalistes. Vingt et une personnes ont été interpellées.
Dans le reste de la capitale, les affrontements et les pillages ont également atteint une ampleur importante, notamment autour de République, du boulevard de Magenta et de plusieurs quartiers commerçants. Des supermarchés, des boutiques de téléphonie, des magasins de vêtements et de nombreux autres commerces ont été attaqués.
Le parquet de Paris a communiqué dimanche 18 octobre un bilan de 855 interpellations ayant donné lieu à 557 gardes à vue, parmi lesquelles figurent notamment des procédures pour dégradations, vols, violences contre les forces de l'ordre et participation à des groupements formés en vue de commettre des violences. La députée LFI Ersilia Soudais est venue à leur secours :
La violence a également frappé les journalistes. Une équipe d'Euronews a notamment été agressée alors qu'elle filmait le pillage d'un supermarché. Son cameraman a été frappé et sa caméra dérobée, avant d'être récupérée sans sa carte mémoire.
Antifas, ultras du PSG et racailles étaient main dans la main pour semer le chaos. Les antifas ont par ailleurs tenté d’attaquer la prison de la Santé, sans y parvenir. Quatre d’entre eux ont même été interpellés.
Enfin, les militants d’extrême gauche n’ont pas oublié de faire référence à l’antifa Gino et à Quentin Deranque :
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Bordeaux, Lille, Angers : les bâtiments publics également attaqués
D'autres villes ont été frappées par des attaques contre des bâtiments institutionnels. À Bordeaux, des individus sont entrés dans la résidence officielle de la préfète de Gironde et l'ont saccagée. Le RAID a été déployé pour sécuriser les lieux. Des pillages ont également été commis dans plusieurs rues commerçantes, notamment rue Sainte-Catherine. Le bilan publié samedi soir faisait état de 55 interpellations et de 23 blessés, dont 15 membres des forces de sécurité.
À Lille, des manifestants ont forcé plusieurs accès de l'hôtel de ville. Certains ont réussi à pénétrer à l'intérieur du bâtiment et à y commettre des dégradations. La boutique du LOSC a même été pillée.
À Angers, la préfecture et l'hôtel de ville ont été pris pour cible. Des dégradations ont également touché des commerces, tandis qu'un début d'incendie a été signalé dans l'enceinte préfectorale.
Dans de très nombreuses autres villes, le même schéma s’est répété : les forces de l’ordre étaient débordées à cause d’une impréparation désormais avérée.
Derrière la violence, une question de responsabilité politique
Depuis le début des mobilisations lycéennes, La France insoumise et plusieurs organisations d’extrême gauche appellent à prolonger et à élargir le mouvement. Désormais, c’est chose faite, et Jean-Luc Mélenchon aura désormais bien du mal à assumer toutes ces violences, mais aussi à s’en défaire.
Les images d'incendies, d'attaques contre les forces de l'ordre et de dégradations sont le fait de membres de la mouvance autonome et d’immigrés, pas de militants LFI stricto-sensu en majorité. Mais le Français moyen fera-t-il la différence ? Cela est peu probable.
Où l'extrême gauche croit-elle aller ?
Une question doit sincèrement être posée : que pensent obtenir les militants d’extrême gauche qui choisissent l’insurrection, l'incendie, la destruction et l'affrontement avec la police ?
Croient-ils réellement pouvoir faire vaciller l'État en incendiant une mairie, en détruisant les vitrines de quelques commerçants, dont certains partagent peut-être leurs revendications, ou en blessant quelques policiers ? Mise à part la démission symbolique de Laurent Nuñez, refusée par Emmanuel Macron, en quoi ont-ils avancé leurs pions ?
Ces violences ont d'abord des conséquences pour les personnes qui les subissent : les commerçants confrontés à la destruction de leur outil de travail, les habitants au milieu des ruines, les policiers et les pompiers blessés. Ensuite, ce sont tous les Français qui vont devoir assumer le coût financier de leurs caprices, en plus de l’humiliation internationale et de la perte symbolique concernant les monuments.
La réalité, c’est que l’extrême gauche ne fait qu’empirer la situation sociale du pays en le détruisant encore un peu plus, et finalement, ces militants, loin de servir un objectif politique sérieux, se font avant tout plaisir à diffuser le chaos en toute impunité. Jusqu’à quand ? À mesure que les violences se répètent, la question d'une résistance citoyenne à ces dégradations se pose sérieusement. Et si l’Etat ne répond pas à cette violence, il y a fort à parier que la réponse ne respectera pas le cadre juridique actuel.
Finalement, par leurs exactions, les militants d’extrême gauche jettent encore un peu plus le bourgeois et le retraité dans les bras de Marine Le Pen, laquelle, incarnant le parti de l'ordre, n'a qu'à siroter son cocktail et à attendre que jour après jour, les barbares continuent de détruire le pays. Jusqu’à ce qu’elle s’en empare légalement en remportant l'élection présidentielle.
Ces dégradations, massives et systématiques, simultanées dans tout le territoire, empêchent tout relevé exhaustif et compromettent ainsi la mission d’étude des violences d’extrême gauche par L’Observatoire. Il est en effet impossible de proposer un bilan des violences d’extrême gauche quand celle-ci saccage des dizaines de villes le temps d’une journée et répète l’opération sur plusieurs semaines.

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