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Sainte-Anne-d’Auray (56) : le monument au comte de Chambord dégradé par des antifas
Le comte de Chambord (1844-1883), le prétendant à la couronne de France, dit Henri V, entouré de Sainte Jeanne d’Arc, de Sainte Geneviève, du chevalier Bayard et de Bertrand du Guesclin. À première vue, ce monument majestueux, situé à Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan), inspire le respect et la grandeur. Pourtant, lorsque des militants d’extrême gauche viennent à sa rencontre, c’est uniquement pour le dégrader.
Selon les premières informations, c’est dans la nuit du 12 au 13 juillet que des antifas ont entrepris de taguer le monument, inauguré en 1891, en multipliant sur tout l’édifice des symboles qui s’apparentent à des cocardes républicaines. Si la statue du comte de Chambord ne semble pas touchée, probablement car elle est trop haute pour les saboteurs, les quatre autres statues ont également été taguées.
La dimension anticatholique et antiroyaliste semble avoir été au cœur des motivations des antifas, qui ne cessent de multiplier les actes similaires dernièrement. Ainsi, au mois de juin, en marge d’une marche des fiertés, la statue de Jeanne d’Arc située à Romagné (35) a été profanée aux couleurs LGBT, entraînant de grandes difficultés de restauration, tandis que plus récemment, un groupuscule antifasciste a revendiqué la destruction d’une croix située au pic de l’Aiguille (Hautes-Alpes).
Le monument, classé aux monuments historiques depuis 2019, est la propriété d’une association depuis plus de cent ans. La restauration s’annonce longue, difficile et coûteuse.
En avril dernier, à Sainte-Anne-d’Auray, des antifas avaient déjà revendiqué des collages contre l’Église catholique, dont certains avaient été effectués dans l’enceinte du sanctuaire.

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