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Rennes : des antifas pillent une supérette et insultent la mémoire d’Arnaud Beltrame

10/3/2026

Le samedi 7 mars, dans le quartier Cleunay à Rennes, une manifestation non déclarée sous forme de « contre-carnaval », organisée contre la destruction du bâtiment associatif BAM et la gentrification du quartier, a réuni environ 200 personnes.

L'événement, présenté comme familial et solidaire, s'est déroulé en présence de familles et d'enfants, mais de nombreux militants d’extrême gauche étaient également présents. À cette occasion, plusieurs dizaines d’antifas ont commis des dégradations, à commencer par des tags sur du mobilier urbain et sur une agence immobilière. Ils ont ensuite continué à saccager le quartier en pillant un Carrefour City.

Des slogans ont été entonnés devant les forces de l’ordre, parmi lesquels « On n'entend plus chanter Arnaud Beltrame », en référence au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, égorgé en 2018 après s'être substitué à une otage lors de l'attentat de Trèbes. Ce chant visait probablement à provoquer la police en dénigrant la mémoire d’un militaire qui s’est hissé au rang de héros. Ce slogan a conduit à des poursuites pour apologie du terrorisme.

Quatre antifas ont été interpellés lors de ce « contre carnaval », qui a surtout été un prétexte pour semer le chaos. Il s’agit de Basile G. (22 ans), Lucas L. (28 ans), Antoine L. (23 ans) et Henri R. (21 ans). Ils ont été placés en garde à vue pour apologie du terrorisme concernant deux d’entre eux, tandis qu’un autre l’était pour port d’arme (il a été interpellé avec un Opinel dans sa voiture) alors que le dernier est soupçonné d’avoir participé au pillage de la supérette. Celui-ci sera jugé le 13 septembre devant le tribunal correctionnel. L’enquête se poursuit pour l’apologie du terrorisme et l’antifa arrêté avec un couteau fera l’objet d’une ordonnance pénale et sera probablement condamné à une amende.

La manifestation visait initialement à protester contre la destruction du « Bâtiment à modeler » (BAM), prévue pour le mois de juillet. Cet endroit est loué par la Ville de Rennes à vil prix depuis 2022 à plusieurs associations d'extrême gauche afin qu’elles puissent organiser leurs activités militantes, leurs soirées et leurs actions illégales. En mars 2025, devant le BAM, des antifas avaient déjà agressé un policier afin de permettre à un délinquant sur le point de se faire interpeller de fuir, tandis qu’en octobre dernier, des réunions se tenaient au BAM afin que l’extrême gauche organise sa lutte contre la Nuit du Bien Commun.

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