
Près de Lyon, une rave party illégale dégénère en violences contre la police
Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 avril, une rave party illégale s’est tenue dans la zone industrielle de La Mouche à Saint-Genis-Laval, au sud de Lyon. Environ 300 personnes se sont rassemblées sur un terrain alors qu’elles n’en avaient pas l'autorisation.
Dès l’arrivée des forces de l’ordre, après minuit, les participants ont fait preuve d’une forte hostilité. Les policiers ont été pris pour cible par des tirs de mortiers d’artifice et des jets de projectiles divers et ont riposté afin de disperser le groupe de « teufeurs ».
Un dispositif a ensuite été mis en place pour contrôler les départs et empêcher de nouvelles arrivées. Au total, sept individus ont été interpellés et placés en garde à vue, tandis que 71 infractions pour aide ou assistance à l'émission de bruit ont été relevées. De la drogue circulait parmi les participants à la rave party et au moins sept personnes ont été verbalisées après avoir été contrôlées en possession de substances illicites. Enfin, une quinzaine d’enceintes ainsi que des groupes électrogènes ont été saisis.
Les rave parties illégales sont particulièrement fréquentées par les militants d’extrême gauche, qui peuvent non seulement faire la fête gratuitement mais aussi illégalement, ce qui leur offre la satisfaction de profiter d’un bon moment sans l'assentiment de l’État ou l’occasion de se mesurer à la police. Le tag « Justice pour Steve » retrouvé sur les lieux de la rave party constitue une preuve supplémentaire de la présence d’éléments d’extrême gauche à cette fête (ce qui explique également la réponse violente contre la police). L’inscription fait référence à Steve Maia Caniço, un homme décédé lors de la fête de la Musique à Nantes en 2019. L’extrême gauche soutient qu’il serait tombé dans la Loire lors d’une charge de la police et l’a érigé en symbole.
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Cette rave party intervient quelques jours seulement après l’adoption par l’Assemblée nationale, le 9 avril, d’une proposition de loi renforçant les sanctions contre les rave parties illégales. Le texte prévoit notamment jusqu’à six mois de prison et 30 000 euros d’amende pour les organisateurs ou contributeurs à l’organisation, ainsi qu’une amende de 1 500 euros pour les simples participants.
Il y a près d’un an, toujours près de Lyon, une rave party avait également dégénéré et près de trente policiers avaient été blessés. Un drapeau antifa avait été accroché dans le hangar par les participants.




