
Max Muller, l’ancien candidat de Révolution Permanente à Montpellier, visé par une plainte pour harcèlement sexuel
Max Muller, ancien candidat de Révolution Permanente aux élections municipales de 2026 à Montpellier et militant trotskyste, est visé par des accusations de harcèlement sexuel.
Selon un article publié par Le Poing, Max Muller est accusé d’avoir envoyé de manière répétée et sans consentement des messages à caractère sexuel à une salariée de l’Association de prévention spécialisée de l’Hérault (APS 34), une association de gauche largement financée par de l’argent public dans laquelle le militant d’extrême gauche travaille également. Certains messages ont été transmis pendant les réunions d’équipe, en présence de la salariée, qui a pourtant demandé à plusieurs reprises à Max Muller de cesser de la harceler.
Des messages explicites et répétés
Plusieurs messages envoyés par Max Muller à sa proie ont été publiés. Parmi eux, des propos qui ne font l’objet d’aucune ambiguïté : « tu as des belles fesses, j’ai envie de te claquer le cul », « Toi, tu essayes de vesqui [esquiver] le fait que tu doives me sucer pour te faire pardonner. », etc., mais aussi une photo centrée sur son entrejambe.
Démunie, la victime a alors fait part de son malaise à ses collègues, qui lui ont fait comprendre qu’il s’agissait ni plus ni moins d’un harcèlement sexuel persistant. Les faits allégués se sont produits entre octobre et novembre 2024, ainsi qu’en août 2025, mais l’affaire n’a pris forme qu’à partir de mars 2026.
Une plainte a ainsi été déposée par la victime le 22 mai, tandis qu’un signalement collectif a été effectué auprès de la direction de l’APS 34. Une procédure disciplinaire a ensuite été engagée contre Max Muller, qui n’a pas été mis à pied étant donné qu’il était en arrêt maladie prolongé. Celui-ci n’a pas assisté à l’entretien préalable.
La faute du patriarcat
Le trotskiste reconnaît avoir envoyé des messages déplacés et empreints de sexisme. Il indique qu’il considérait alors ces échanges comme un « jeu de séduction », mais affirme avoir compris que cette vision reposait sur des « réflexes patriarcaux ». Finalement, Max Muller serait lui aussi victime. Il affirme ainsi : « Cela m’a permis de mieux comprendre à quel point les comportements machistes sont profondément ancrés dans la société, et l’effort que cela représente pour un militant de chercher à les dépasser. »
En bon militant d’extrême gauche, il a donc exprimé des regrets profonds quant aux conséquences pour sa collègue et a déclaré travailler sur lui-même avec des « camarades féministes ».
Quand le harceleur se transforme en victime politique
Révolution Permanente a pris connaissance des faits le 20 mars 2026. L’organisation trotskiste a suspendu ses droits militants et lui a imposé des mesures de remise en question personnelle et militante. Cela signifie qu’il pourrait recouvrer ses droits militants s’il valide son parcours de rééducation.
En parallèle, Max Muller a démissionné de son mandat syndical au sein de la CGT Action sociale 34. Celui qui pourrait perdre son emploi, non seulement pour le harcèlement sexuel mais également pour son arrêt maladie prolongé, juge toutefois qu’il est victime d’une cabale de sa direction, étant donné qu’il était impliqué dans les mobilisations contre des coupes budgétaires en 2025.
À l’heure actuelle, Max Muller n’exerce plus d’activité publique et n’est plus visible en manifestation. Lors des élections municipales de Montpellier, il a obtenu 1,4 % des voix.

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