
Marseille : expulsion d’un squat habité par des clandestins et soutenu par l’extrême gauche
Le 16 juin, à 6h du matin, les forces de l’ordre ont procédé à l’expulsion d’un squat situé au 5 rue Marengo, dans le centre-ville de Marseille.
Une vingtaine de personnes, des clandestins pour la plupart, vivaient dans cet immeuble vétuste investi illégalement il y a plusieurs années et rendu à peu près habitable grâce au concours d’associations de gauche, à l’instar de l’association Justice et union pour la transformation sociale (JUST). Pour expulser un squat, une décision de justice est nécessaire, or celle-ci, pour la rue Marengo, avait été délivrée en… 2023.
Selon le témoignage de l’extrême gauche, deux personnes ont malgré tout été relogées après l’expulsion du squat, tandis que le bâtiment a été condamné avec des plaques métalliques. L’extrême gauche s’inquiète par ailleurs d’une stratégie préfectorale qui serait récente : les occupants illégaux ne seraient plus informés de leur expulsion à venir. « Cette nouvelle stratégie préfectorale inquiète : à ce rythme et sans riposte concrète, il ne restera bientôt plus un seul squat dans le centre-ville », écrit le collectif Al Manba dans son communiqué.
Que ce collectif se rassure : selon l’étude ISSImars, à Marseille, près de 6 000 personnes, dont de nombreux clandestins, vivent dans des squats. Cela signifie qu’il y en a des dizaines et des dizaines, si ce n’est plus.
.jpg)

.jpg)

.jpg)