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Lyon : des antifas bloquent le lycée Saint-Exupéry et attaquent la police (six interpellations)

21/3/2026

Jeudi 19 mars, le lycée Antoine-de-Saint-Exupéry, situé dans le 4ᵉ arrondissement de Lyon, a été bloqué pour la deuxième journée consécutive par une cinquantaine de militants d’extrême gauche, qui ne sont pas uniquement lycéens.

Dès 07h40, les antifas ont utilisé des barrières et des poubelles pour entraver l’accès à l’établissement, parmi lesquels une dizaine d’individus cagoulés qui faisaient office de meneurs. Le blocage était réalisé au nom de l’antifascisme, contre la montée de l’extrême droite et même contre Jean-Michel Aulas.

Les forces de l’ordre sont intervenues en utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser le rassemblement illégal. Les antifas ont répondu par des jets de pierres et de bouteilles sur les policiers, dont cinq ont été légèrement blessés.

Trois interpellations ont eu lieu dans la foulée de l’intervention des policiers. Les mis en cause, placés en garde à vue, sont âgés de 16 à 17 ans. Une convocation devant une maison de justice et du droit leur a été remise, et ils seront condamnés à… un stage de citoyenneté.

La veille, mercredi 18 mars, un bref blocage du même lycée par les mêmes personnes avait déjà entraîné trois interpellations et des violences similaires, avec des tirs d’artifice visant les policiers.

L’accès au lycée a été rétabli dans la matinée. L’académie de Lyon a dénoncé des « comportements inadmissibles » et des « jets de projectiles inacceptables », sans jamais évoquer les raisons du blocage et l’idéologie sous-jacente : l’antifascisme.

Derrière ce blocage se trouve le Groupe Antifa lycée Saint-Exupéry ou encore le RAFAL (Révolutionnaires, Autonomes, Fièr.es, Antifas et Lycéen.nes). Le lycée Saint-Exupéry est un bastion antifa à Lyon et ces groupes, qui incorporent à la fois des lycéens et des antifas plus vieux, ne se contentent pas de un ou deux blocages par an. Ils sont ancrés dans le militantisme d’extrême gauche qu’ils pratiquent au quotidien. Les blocus et les attaques contre la police ne sont donc pas choses nouvelles pour ces individus.

Ils étaient par exemple présents à la manifestation contre l’extrême droite du 14 mars dernier :

Vendredi, les antifas se donnaient rendez-vous devant le commissariat du premier arrondissement afin de soutenir un des leurs qui était encore en garde à vue.

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