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Interdiction de l’hommage du C9M à Paris : quand les antifas font la loi

11/5/2026

L’hommage du Comité du 9 mai (C9M) se déroule tous les ans à Paris. Ces dernières années, la manifestation a pris une ampleur inédite, symbole de la montée en puissance de l’extrême droite. C’est pourquoi depuis 2024, les autorités interdisent le rassemblement. Chaque année, le ministre de l’Intérieur se mobilise personnellement, tandis que les députés de gauche en font un sujet national et fondamental. 

Jusqu’à cette année, le tribunal administratif cassait l’arrêté d’interdiction, qui ne reposait jamais sur rien de concret d’un point de vue juridique. Pourtant, cette année, le référé-liberté déposé par les organisateurs du C9M a été rejeté. Maître Sassi a expliqué le processus : « Les médias anti-France rapportent des actes isolés (non-condamnés judiciairement et indépendants de l’organisation du C9M), les milices rouges promettent d’empêcher par la violence cet hommage silencieux qui se tient pourtant de la même manière depuis 30 ans : l’interdiction est donc justifiée. » 

En outre, l’interdiction est également motivée par le meurtre de Quentin Deranque, lequel est la preuve d’un risque de violence. Ainsi, les antifas avaient appelé à semer le chaos dans Paris afin d’empêcher les nationalistes de défiler ; le C9M a été interdit, mais le vendredi 8 mai, le village antifasciste a été autorisé au pied du Panthéon ; enfin, samedi, des militants d’extrême gauche ont manifesté dans Paris, tandis que des nationalistes ont été contrôlés, verbalisés voire arrêtés dans les rues de la capitale.

Au total, près d’une centaine de militants de tous bords ont été interpellés et des dizaines de garde à vue ont été dénombrées. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un rassemblement antifasciste place des Pyramides ou encore vers Montparnasse. 

L’extrême gauche, d’une part en menaçant de commettre des troubles à l’ordre public, d’autre part en exerçant une forte pression médiatique, a fait plier la préfecture et la justice qui, tout en revendiquant la lutte contre l’extrême droite comme une de ses priorités pour la première, offrent une victoire importante à des antifas qui, il y a seulement quelques mois, ont tué un opposant politique en le rouant de coups de pied dans la tête. Les autorités n’avaient pas fait preuve d’un tel zèle lorsqu’il s’agissait de réprimer la rave-party illégale qui s’est tenue sur un terrain militaire la semaine dernière dans le Cher.

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