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Rave-party illégale sans fin sur un terrain militaire dans le Cher : un cocktail d’affrontements contre la police, de drogue et d’antifascisme
Du 1er au 5 mai, une rave-party illégale surnommée teknival s’est tenue sur le polygone de tir de la Direction générale de l’armement (DGA) à Cornusse, dans le Cher, un site militaire de 10 000 hectares classé dangereux en raison de la présence de munitions non explosées.
Selon les autorités, entre 20 000 à 30 000 personnes ont participé au rassemblement. Le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur, a fait état de 22 868 contrôles de personnes et de 10 315 véhicules depuis le début de l’événement.
Débordements et violences contre les forces de l’ordre
Dans la nuit du 4 au 5 mai, vers 03h45, des affrontements ont opposé plusieurs centaines de participants aux gendarmes pendant environ 45 minutes. Les forces de l’ordre ont été prises pour cible avec des tirs de mortiers d’artifice, des boules de pétanque, des cocktails Molotov et un véhicule utilisé comme bélier. Six gendarmes ont été blessés au total depuis le début du rassemblement, dont deux légèrement lors de ces incidents.
Présence de stupéfiants et blessés
Les secours ont pris en charge 99 personnes, dont cinq en urgence absolue liées à la consommation de stupéfiants. Au total, 178 verbalisations pour détention de stupéfiants ont été dressées.
Interpellations et constatations
Dix-huit personnes ont été interpellées et neuf ont été placées en garde à vue. Les forces de l’ordre ont dressé 6 363 procès-verbaux, saisi soixante-trois armes et neutralisé quinze drones civils. Le matériel de sonorisation a également été saisi.
Les dégâts agricoles sur les parcelles environnantes sont estimés à plusieurs milliers d’euros. Des déjections humaines, des déchets et des dégradations ont été constatés par les riverains. Deux obus non explosés ont été découverts et neutralisés par les démineurs à proximité du bivouac.
Des « teufeurs » d’extrême gauche
Des tags et stickers hostiles aux forces de l’ordre et antifascistes ont été relevés sur place. Ces inscriptions font office de revendication idéologique, car le choix du terrain militaire a également été fait dans une démarche antimilitariste.
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