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Haute-Savoie : une élue LFI placée en garde à vue pour avoir entravé les travaux de l’A412, elle relativise la « violence militante »

29/9/2026

Sophie Persyn, élue d’opposition à Chamonix-Mont-Blanc et militante de La France insoumise, a été placée en garde à vue le 16 septembre après une action menée contre le chantier de l’autoroute A412, en Haute-Savoie.

L’A412, projet autoroutier destiné à relier Machilly à Thonon-les-Bains, fait depuis plusieurs mois l’objet d’une mobilisation de militants d’extrême gauche, qui dénoncent un projet « écocide ». Comme à chaque mobilisation contre un grand projet, l’extrême gauche sait s’unir et mobiliser différents moyens d’action : les manifestations, les recours et les actions violentes et illégales.

Dans son récit, Sophie Persyn raconte avoir participé le 16 septembre à une action avec plusieurs autres opposants au projet. Elle s’est dressée devant deux abatteuses qui effectuaient leur travail et a été interpellée par des gendarmes pour avoir entravé les travaux. Elle a ensuite été placée en garde à vue. Elle raconte elle-même son placement en garde à vue dans L’Insoumission.

L’élue LFI assume pleinement le recours à ce qu’elle nomme la désobéissance civile, qu’elle juge « salvatrice ». Dans son témoignage, elle va plus loin en abordant directement la question de la violence militante, qu’elle justifie en l’opposant à la « violence institutionnelle ». Selon elle, cette « violence militante » n’est donc qu’une réaction légitime face à une violence qui serait plus grave. Cette grille de lecture permet de relativiser la violence de l’extrême gauche en la présentant comme une réponse à une violence préalable. Cette même rhétorique est par ailleurs utilisée pour justifier le meurtre de Quentin.

Un chantier déjà visé par des sabotages

Ces déclarations interviennent alors que le chantier de l’A412 a été la cible de dégradations et d’actions de sabotage. 100 000 euros de matériel ont par exemple été brûlés sur le chantier au début du mois de septembre.

Quelques jours plus tard, un pylône électrique a également été saboté par l’extrême gauche, paralysant deux usines et affectant près de 1 500 salariés.

De nombreux militants, comme Sophie Persyn, ont également pénétré sur le chantier afin de bloquer les travaux. Un membre de la France insoumise, une nouvelle fois, justifie donc à demi-mot la violence politique.

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