
Dijon : des militants d’extrême gauche diffusent les noms et adresses des participants au chantier du centre de rétention administrative (CRA)
Le samedi 18 avril, à Dijon, environ 300 personnes ont participé à une manifestation contre la construction d’un centre de rétention administrative (CRA) de 140 places prévu à Longvic, sur l’ancienne base aérienne 102. Organisée par le collectif AntiCRA de Dijon et d’autres groupuscules d’extrême gauche, la mobilisation, soutenue par une grande partie de la gauche, s’est déroulée dans le centre-ville.
En marge de cette manifestation, des affiches ont été collées dans plusieurs endroits de la ville. Elles visaient les entreprises retenues pour la construction du CRA, à l’image de Pennequin BTP, qui s’est pourtant contentée de répondre à un appel d’offres public du ministère de la Justice.
Ces affiches mentionnent les noms des entreprises, leurs adresses, ainsi que des noms, des photos et des informations personnelles de salariés. Certaines affiches qualifient ces sociétés de « racistes » ou de « tortionnaires ».

Si cette forme de délation publique est assez originale, l’extrême gauche use souvent de la violence afin de s’opposer aux projets de construction de CRA : en janvier dernier, le chantier du CRA de Mérignac a été saccagé pour un total de 300 000 euros de dégâts, tandis qu’au début du mois de mars, à Nantes, des façades de locaux d’entreprises participant à des chantiers de CRA ont été dégradées.
Les travaux du futur CRA, dont l’ouverture est prévue pour l’automne 2027, ont déjà commencé.



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