
Par antimilitarisme, des militants d’extrême gauche détruisent des abribus et des panneaux publicitaires JCDecaux dans toute la France
Au début du mois d’avril, à Toulouse, un panneau publicitaire JCDecaux a été ciblé par des militants d’extrême gauche. Un tag « Pas d’argent pour la guerre » a été apposé et la vitre du côté opposé a été cassée. L’action a été revendiquée et vise à dénoncer les investissements de l’entreprise JCDecaux dans des sociétés du secteur de l’armement. Les dégradations visaient spécifiquement une campagne publicitaire incitant les propriétaires à louer leurs biens à des militaires.

À la fin du communiqué revendicatif, les saboteurs incitaient leurs camarades à faire de même dans toute la France : « À travers cette action, on invite les gens qui en auraient l’envie et la capacité à y faire écho là où iels vivent, luttent, s’organisent, à cibler d’autres produits JcDecaux (sucettes publicitaires, abribus, panneaux d’affichage, vélos…). Ça peut être des tags, ouvrir des panneaux, briser les vitres, remplacer les pubs… On a encore la chance (mdr) d’avoir plus de panneaux de pub que de caméras et donc de pouvoir aller en niquer sans trop se prendre la tête, autant en profiter ! Protégez-vous, visez les angles et amusez-vous ! »
Des militants d’extrême gauche ont répondu à l’appel du drapeau rouge. En effet quelques jours plus tard, des actions similaires ont été revendiquées dans d’autres villes :
À Angers, les vitres d’un abribus et de son panneau publicitaire JCDecaux ont été brisées, avenue du Lac de Maine.
À Grenoble, trois vitres de panneaux publicitaires JCDecaux ont été cassées et un tag « JCDecaux finance la guerre » a été inscrit. Les saboteurs partagent également leur retour d’expérience afin de mieux détruire le mobilier urbain : « Nous nous y sommes pris de plusieurs façons pour casser ces vitres. Lancer un caillou dessus a permis d’étoiler la vitre. L’impact du caillou a laissé un trou et le bruit était relativement sourd mais quand même audible. Ça nous semble être le plus efficace de ce qu’on a testé, un caillou trouvé pas loin, des gants propres et le tour est joué (en évitant tout de même de laisser le caillou dans la vitre). Nous avons aussi utilisé des éclats de céramique de bougie d’allumage de voiture. Ça n’a pas éclaté la vitre mais ça peut être dû au fait que la vitre était recouverte d’un film plastique, et ça aurait peut-être mieux marché sur une vitre en verre uniquement. C’était beaucoup de préparation (casser la céramique, la mettre dans un contenant propre), pour peu d’efficacité.Le marteau brise-vitre (comme ceux trouvés dans des bus ou trains) s’est avéré plutôt efficace mais il a fallu taper fort et plusieurs coups dans les angles. Aussi, ça a été plus bruyant et c’est moins simple à se procurer qu’un caillou. »
Par antimilitarisme, des militants d’extrême gauche ont également revendiqué des sabotages dans le Cher, entraînant des millions d’euros de dégâts.

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