
Des supporters antifas des Girondins de Bordeaux agressent des personnes isolées à la fin du match contre le club amateur de Locminé
Samedi 4 avril, plus de trente minutes après la rencontre de National 2 entre le Saint-Colomban Locminé et les Girondins de Bordeaux, qui s’est déroulée dans le Morbihan, une vingtaine de supporters bordelais ont décidé de retourner dans l’enceinte du stade plutôt que de monter à bord de leur J9. Ces supporters, membres des Ultramarines (UB87), un groupe connu pour son engagement ouvertement antifasciste, ont bousculé des jeunes de Locminé, des familles et même une personne âgée afin de pénétrer le plus vite possible dans l’enceinte du stade. Le petit groupe s’est alors rendu à l’espace partenaires et plusieurs personnes présentes sur place ont été prises à partie et agressées physiquement. Un homme ensanglanté a notamment dû trouver refuge dans le chapiteau des partenaires. Les responsables des Ultramarines seraient alors intervenus pour mettre fin à l’agression et exfiltrer les assaillants. Des témoins rapportent que les antifas bordelais auraient évoqué la présence d’au moins deux ultras nantais, avec lesquels ils entretiennent une rivalité.
Le club de Locminé a réagi par un communiqué officiel publié le soir même sur ses réseaux sociaux : « Une vingtaine de pseudo “supporters” bordelais ont contourné le stade afin de se rendre à l’espace partenaires, où plusieurs personnes ont été prises à partie et agressées. Ces comportements sont inacceptables et contraires aux valeurs de respect et de convivialité que nous défendons. »
Les Girondins de Bordeaux ont également réagi en se contentant d’un simple tweet protocolaire le lendemain. Cette agression ne devrait engendrer aucune poursuite, tandis que Bordeaux ne devrait pas sanctionner les Ultramarines, qui seraient particulièrement influents au sein du club. Il y a quelques semaines, les North Gate Bordeaux, le deuxième groupe ultra des Girondins, a été officiellement banni des tribunes par le club après la condamnation de deux de ses membres pour des faits de violence. Pourtant, les antifas des Ultramarines n’ont jamais été sanctionnés alors qu’ils sont impliqués dans l’agression de Pierre Le Camus, un candidat RN, et qu’ils ont tabassé et abandonné un jeune supporter des Girondins car ils avaient découvert que celui-ci était de droite. Chez les « bleu marine », il y a donc définitivement un privilège rouge.
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