
De jeunes délinquants attaquent la mairie de Fresnes, qui vient de passer à droite
Le vendredi 27 mars, dans la soirée, la mairie de Fresnes (Val-de-Marne) a été la cible d’une intrusion et de dégradations commises par un groupe d’une vingtaine d’individus cagoulés ou masqués.
Le groupe a tiré au mortier d’artifice en direction de la porte d’entrée, a fracturé celle-ci puis a pénétré à l’intérieur du bâtiment. Une fois dans la mairie, les individus, qui ressemblent à première vue plus à des racailles de banlieue qu’à des militants d’extrême gauche, ont saccagé le rez-de-chaussée : le mobilier a été renversé, des écrans ont été cassés, etc. La police est intervenue rapidement mais n’a pu que constater les dégâts, sans procéder à la moindre interpellation.
Les assaillants ont pourtant commis d’autres dégradations dans une rue adjdacente, notamment en brisant les vitrines d’une auto-école, en volant une moto et en attaquant une banque.
Ces actes sont survenus la veille de l’installation du nouveau conseil municipal. Christophe Carlier a été élu maire Les Républicains (LR) de Fresnes au second tour des élections municipales, en battant la maire socialiste sortante Marie Chavanon. La gauche a été battue à 107 voix près alors qu’elle dirigeait la ville depuis un siècle.
Lors du conseil municipal d’installation de ce samedi, le nouveau maire Christophe Carlier a qualifié l’action comme étant « clairement liée à l’élection » et a déploré un préjudice « colossal » pour le fonctionnement des services publics.
Il reste à déterminer pour qui ces personnes ont-elles agi et pourquoi. L’enquête devra répondre à ces questions mais une telle attaque interroge du fait de son étrangeté. Dans Le Parisien, un habitant de la commune a émis une hypothèse : « Ce sont des gens qui ont peur de perdre leur petit point de deal. L’ancienne majorité de gauche devait leur faire moins peur. »
Ces délinquants, qu’ils en soient conscients ou non, ont en tout cas pris fait et cause pour la gauche, au détriment de la droite.
.jpg)


