
Claude Lévêque, plasticien aux idées d’extrême gauche, bientôt jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
Un violeur pédophile multirécidiviste ?
Le parquet de Bobigny a requis le renvoi du plasticien Claude Lévêque devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis pour viols et agressions sexuelles sur trois mineurs, les faits étant prescrits pour cinq autres.
L’homme de 72 ans aurait commencé à abuser d’enfants dès 1989 et persisté jusqu’en 2007. L’artiste avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dès 2023 mais demeurait libre, malgré le fait que l’instruction a formellement identifié trois victimes. L’enquête avait par ailleurs été ouverte en 2019, à la suite d’une plainte déposée par le sculpteur Laurent Faulon, qui a rapporté avoir été violé (ainsi que ses deux frères) par Claude Lévêque de ses 10 à 17 ans au milieu des années 1980. La victime déclare notamment que « de 13 à 17 ans, dans les années 1980, je passe toutes les périodes de vacances scolaires en compagnie de Lévêque. […] Il me sodomise alors quotidiennement. »
Le plasticien avait alors balayé d’un revers de main en évoquant des « propos diffamatoires et calomnieux », qui l’accusait également de revendiquer d’entretenir des relations sexuelles avec des mineurs auprès de certaines personnes.
Si les faits sont prescrits pour Laurent Faulon, ils ne le sont pas pour deux frères, dont l’un affirme qu’il a subi des relations sexuelles imposées par Claude Lévêque entre 1997 et 2000, de ses 13 à 16 ans. Concernant le frère cadet, pour sa part, Le Monde écrit qu’il « aurait subi ses premiers viols par sodomie lorsqu’il était âgé de 10 ou 11 ans. » La plus jeune des victimes, quant à elle, aurait commencé à être violée dès 8 ans.
Un artiste qui ne cache pas ses idées d’extrême gauche
Claude Lévêque est une figure de l'art contemporain et a exprimé à plusieurs reprises des idées d’extrême gauche. Dans un entretien accordé à France culture en novembre 2016, le violeur a multiplié les déclarations qui ne laissent aucun doute sur son orientation politique :
« Mon idée personnelle, ce n’est pas du tout de s’aligner sous un drapeau français. C’est très beau un drapeau, mais moi j’aime plutôt le drapeau noir… »
« J’exècre tout ce qui est patriotisme, nationalisme. Moi, je suis internationaliste. Pour moi, toutes les races sont importantes. Tous les peuples. »
« Aujourd’hui, par exemple, on craint le pire pour les migrants de calais qui vont être liquidés [l'interview a eu lieu en octobre 2016, jour du démantèlement de la jungle à Calais, NDLR] Ces pauvres gens parqués qui veulent s’évader, ça évoque les années 70, au Chili, Pinochet... Le quotidien, la misère humaine, ou même la misère psychologique me touchent beaucoup. »
« Ça me fait peur quand on demande aux gens d’afficher un drapeau français. Tout lobby nationaliste ou religieux m’inquiète. Je suis pour l’ouverture. À l’international, aux peuples du monde. »
« Alors évidemment, ce repli sur le drapeau tricolore, le nationalisme, c’est risqué. Derrière, il y a quand-même le Front national… [...] c’est un parti fasciste. »
En somme, Claude Lévêque déteste le drapeau français, assimile le patriotisme au fascisme et s’érige en fervent défenseur de l’immigration clandestine tout en dénonçant le Front National.
L’artiste, dont le tapis de laine a été choisi par Emmanuel Macron pour meubler le bureau présidentiel à l’Elysée, est la deuxième figure de gauche à voir un jugement requis contre elle pour viols sur mineurs, après Charles Kermarec.


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