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Un squat d’extrême gauche hébergeant des clandestins expulsé à Caen

29/6/2026

Le 16 juin, en début de matinée, une vingtaine de personnes dont huit enfants ont été expulsées d’un squat situé au 19 rue du Général-Duparge à Caen. Les occupants vivaient dans d’anciens locaux de l’Unité de Vie Familiale de l’ancienne maison d’arrêt de Caen, squattés depuis la mi-juillet 2025 par l’AG de lutte contre toutes les expulsions, une organisation d’extrême gauche spécialisée dans le squat.

L’expulsion a été menée par les forces de l’ordre en exécution d’une ordonnance du tribunal judiciaire de Caen du 12 décembre 2025, après un délai de six mois. Les bâtiments ont été sécurisés afin d’empêcher toute réoccupation tandis que les occupants, qui sont très majoritairement des extra-européens probablement en situation illégale (au moins un individu est un clandestin selon Actu.fr), ont bénéficié pour certains d’une solution d’hébergement. Ce fut le cas pour deux familles, dont l’une est nigériane. Le lendemain, l’Assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions a appelé à un rassemblement devant le squat évacué.

Plusieurs squats d’extrême gauche sont actifs à Caen, et une audience en référé doit se tenir le 2 juillet prochain au tribunal judiciaire de Caen concernant l’avenir d’un autre squat, ouvert le 19 février dernier au 102 rue de la Délivrande. Ce squat, nommé le 102suudessous, consiste en une grande maison individuelle qui doit être démolie prochainement pour laisser place à un projet immobilier.

Le 102suudessous.

Ce lieu, au-delà d’héberger des individus, permet à l’extrême gauche d’organiser des assemblées hebdomadaires ou encore des ateliers d’autodéfense, dont certains se font en « mixité choisie sans mec cis ». Chaque mois, ce squat illégal partage son programme sur internet.

Enfin, le 7 mai dernier, L’AG de lutte contre toutes les expulsions a revendiqué l’ouverture d’un squat dans le quartier résidentiel de Folie-Couvrechef pour y loger au moins 20 demandeurs d’asile déboutés, c’est-à-dire des clandestins. Il s’agit du treizième squat ouvert par l’AG.

L’AG de lutte contre toutes les expulsions, qui œuvre donc à ouvrir des squats illégaux, n’a jamais été inquiétée par une procédure de dissolution. Cette structure est notamment représentée dans les médias par Patrick Arz, qui est ou a été militant au Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

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