.jpeg)
Le Blanc-Mesnil : un antifa roule sur le pied d’un homme après une dispute avec des soutiens du candidat de droite
Lundi 9 mars, vers 20 heures, une confrontation a eu lieu au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), avenue Jean-Catelas, entre trois antifas et deux sympathisants de la liste de la majorité sortante conduite par le sénateur et ex-maire Thierry Meignen (LR). Les militants d’extrême gauche étaient en train de coller des affiches dénonçant la proximité entre Thierry Meignen et l'extrême droite, en raison de la présence sur sa liste de Vijay Monany, ex-porte-parole d'Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle 2022.
Les sympathisants de la liste de Thierry Meignen, qui cherchaient les auteurs de ces collages d’affiches depuis un certain temps, ont retrouvé les colleurs. Le ton est monté rapidement, les deux camps filmant la scène tout en s'accusant d'agression. Les soutiens de Thierry Meignen ont fini par appeler la police et se sont positionnés devant le véhicule des colleurs pour les empêcher de partir avant l’arrivée de la police.
Le chauffeur a tenté de forcer le passage en roulant au pas mais a roulé sur le pied d'un des sympathisants de droite, qui a été projeté au sol. Ce dernier, âgé de 54 ans, a été transporté par les pompiers à la clinique du Blanc-Mesnil, et souffre d'une entorse à la cheville.
À la suite de l'intervention de la police, les trois antifas ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat du Blanc-Mesnil. La députée Aurélie Trouvé (LFI) s'est rendue sur place pour les soutenir, tandis que des militants d’extrême gauche ont organisé un rassemblement devant le commissariat afin d’exiger leur libération.
L'un des interpellés a été relâché dans la nuit, tandis que la garde à vue des deux autres s'est prolongée jusqu'au mardi en fin d'après-midi. Une enquête préliminaire a été ouverte pour injure publique à caractère raciste liée à la publication des affiches, ainsi que pour violences volontaires avec arme par destination (le véhicule) à l'encontre du conducteur.
Thierry Meignen a dénoncé des méthodes non démocratiques, accusant les soutiens de la liste d'union de la gauche conduite par Didier Mignot (PCF) d'invectives et d'insultes, et a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation après les élections.
.jpeg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)

