
Festival d’Aurillac : des antifas déchaînés, plusieurs condamnations
En marge du Festival international de théâtre de rue d’Aurillac, un rendez-vous annuel particulièrement prisé par les anarchistes, punks à chiens et autres marginaux d’extrême gauche, une manifestation illégale contre les violences policières s’est tenue le samedi 22 août. Environ 800 personnes se sont regroupées vers 16h15 sur la place de l’Hôtel de Ville. Parmi elles se trouvait un noyau d’une centaine de militants d’extrême gauche déterminés, qui ont scandé des slogans antifascistes et anti-police dès 16h30.
Alors que le cortège se dirige vers la préfecture, les premières poubelles sont incendiées, au moins une vitre est cassée, tandis que de nombreux manifestants changent de vêtements afin d’affronter la police de la façon la plus anonyme possible. Les façades des maisons sont également taguées. Les forces de l’ordre se positionnent au niveau du tribunal, qui avait été dégradé par les mêmes protagonistes en 2023, pour 250 000 euros de dégâts.
Les antifas attaquent les policiers en leur jetant des projectiles. Un CRS est alors blessé par le jet d’une bouteille en verre. La fin de la récréation est sifflée lorsque les policiers ripostent avec du gaz lacrymogène et dispersent les manifestants. Dans la cohue, deux individus sont interpellés. Le festival a ensuite pu se poursuivre comme si cette parenthèse violente n’avait pas existé.
Au total, comme le rapporte Actu Cantal, onze personnes ont été interpellées au cours de la semaine du festival (du 19 au 23 août), dont quatre le samedi, jour de la manifestation. Parmi elles figure l’antifa de 28 ans qui a blessé un policier avec une bouteille en verre. Il a été condamné en comparution immédiate à un an de prison avec sursis et à trois ans d’interdiction de se rendre dans le Cantal.
Un homme de 40 ans a également été interpellé pour avoir placé son enceinte devant la police et diffusé une chanson qui appelait à la mort des policiers. Là encore, il a été condamné à une peine de prison avec sursis.
Enfin, toujours le samedi, une femme de 26 ans exhibait sa poitrine et a insulté les policiers lorsque ceux-ci lui ont demandé de se rhabiller. Son compagnon, âgé de 27 ans, a alors poussé un agent. Le couple d’extrême gauche, en plus des insultes, a ensuite exhorté les passants à attaquer les policiers avec eux, ce qui constitue une incitation au trouble. Pour finir, la jeune femme de 26 ans a mordu un policier alors qu’elle venait d’être interpellée. Pour l’ensemble de leur œuvre, ils ont écopé de six mois de prison avec sursis.
Plus tôt, deux hommes avaient été interpellés pour outrages à agents. Le vendredi, un individu ivre a mordu un agent de sécurité privée à un point de contrôle et a été condamné à six mois de prison avec sursis. Pour finir, un dernier individu a été interpellé pour outrage à agent le dimanche.
Un festival d’extrême gauche qui, finalement, s’est relativement bien passé en comparaison de l’année dernière : lors de l’édition 2025, des émeutiers cagoulés avaient blessé huit policiers. Des antifas avaient jeté des projectiles, arraché des pavés, incendié des poubelles, érigé des barricades, détruit des abris de bus et plusieurs commerces, et multiplié les tags.


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