
Récidiviste, un militant d’extrême gauche de 74 ans condamné pour avoir écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella
Le 9 janvier, le tribunal correctionnel de Montauban (Tarn-et-Garonne) a condamné Jean-Paul Mayanobe, un agriculteur de 74 ans à la retraite, à six mois de prison avec sursis pour avoir écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), lors d’une séance de dédicaces à Moissac le 29 novembre 2025.
Les faits se sont produits alors que Jordan Bardella signait des exemplaires de son nouveau livre Ce que veulent les Français. Le militant d’extrême gauche, qui s’était placé dans la file d’attente, a présenté son livre avant d’écraser l’œuf sur la tête du député européen.
Il a immédiatement reconnu les faits et a été poursuivi pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité, en état de récidive légale. Il avait en effet été condamné en 2022 pour les mêmes faits. En mars 2022, il avait écrasé un œuf sur la tête d’Éric Zemmour qui, dans le cadre de la campagne présidentielle, effectuait un déplacement à Moissac. Invoquant la défense de son fils handicapé, l’homme avait écopé de 500 euros d’amende avec sursis.
Cet individu est en réalité un double récidiviste : un mois après avoir écrasé un œuf sur la tête d’Éric Zemmour, en avril 2022, il avait également jeté un œuf sur le bus de campagne de Marine Le Pen. Récidiviste, Jean-Paul Mayanobe est également ambigu quant à ses états d’âme. S’il s’était excusé en face d’Éric Zemmour, son avocate avait confié à France Bleu « Regrette-t-il son geste ? Pas forcément ».
Lors de l’audience du 9 janvier, le prévenu a une nouvelle fois exprimé ses regrets et présenté ses excuses à Jordan Bardella, précisant que son geste ne visait pas la personne mais les idées du parti, ajoutant qu’il voulait « faire preuve du minimum de violence pour avertir sur un maximum de violence pour tous les Français ».
Le procureur avait requis huit mois de prison dont quatre ferme, qualifiant l’acte de « violent » et non d’« acte citoyen » ou « symbolique ». Le tribunal a prononcé une peine de six mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 1 000 euros, de 500 euros de dommages et intérêts à Jordan Bardella pour atteinte à son image, et de 600 euros pour une part des frais de justice.
Des militants d’extrême gauche avaient ouvert une cagnotte afin de soutenir Jean-Paul Mayanobe et récolté plus de 5 000 euros. La presse locale s’était fait un plaisir de relayer l’initiative.



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