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Le député communiste Nicolas Sansu visé par une plainte pour harcèlement et accusé d’alcoolisme
Nicolas Sansu, député communiste de la 2e circonscription du Cher depuis 2017, multiplie les déboires.
Récemment, il a fait l’objet d’une plainte pour harcèlement déposée par une femme décrite comme une ancienne connaissance avec laquelle il a entretenu une relation extraconjugale durant plusieurs années. La plainte, déposée le 23 décembre 2025, a été confirmée par le parquet de Bourges, qui a ouvert une enquête.
Les faits reprochés s'étalent sur plusieurs années, mais l’incident déclencheur date de la nuit du 22 décembre 2025. Nicolas Sansu, ivre, s’est présenté vers 23h30 devant un logement qu’il croyait être celui de la plaignante, s’est mis à crier et a jeté son chargeur de téléphone contre la fenêtre. Seulement, il s’agissait d’une erreur de domicile et le député communiste a déversé sa colère sur une famille qui n’avait rien à voir et qui a été effrayée par le comportement de l’élu communiste.
Dans le Berry républicain, la mère de famille témoigne : « Ma fille était seule avec une amie, dans sa chambre qui donne sur la rue. J'étais chez un voisin. Elle m'a appelée en me disant : Il y a un homme ivre en bas qui crie, j'ai peur. »
Le député a reconnu s’être trompé de fenêtre mais il conteste tout harcèlement systématique, affirmant que l’incident était isolé. À la suite de la plainte, le Parti communiste français (PCF) a suspendu Nicolas Sansu tout en l’encourageant « à engager une démarche de soins concernant son addiction à l’alcool ».
Le communiste nie être alcoolique et affirme qu’« il n’est pas vrai de dire que je bois tous les jours. » Toutefois, il a reconnu qu’il rencontrait des difficultés personnelles et avoue qu’il ne parvient pas à contrôler sa consommation : « je ne suis pas capable de m'arrêter quand je dépasse une limite. »
Les limites, le communiste les a déjà dépassées à plusieurs reprises. Car cette affaire s’inscrit dans un parcours judiciaire antérieur : en février 2023, Nicolas Sansu a été placé en garde à vue pour conduite en état d’ivresse et outrage à agents lors d’un contrôle routier à Vierzon, après une soirée dans un bar. Il avait été condamné à deux mois de prison avec sursis, une suspension de permis de conduire de quatre mois et 300 euros d’amende. Avant cet épisode, le communiste avait, selon France 3, déjà été convoqué devant le délégué du procureur de la République après un contrôle d'alcoolémie.
À ce jour, Nicolas Sansu bénéficie de la présomption d’innocence et n’entend pas démissionner de son mandat de député.

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