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Bas-Rhin : Huit militants d’Extinction Rebellion condamnés à une amende pour un tag géant sur un pont

20/1/2026

Le 15 janvier 2026, le tribunal judiciaire de Saverne (Bas-Rhin) a condamné huit militants d’Extinction Rebellion à une amende de 400 euros pour dégradation en réunion ayant provoqué un dommage léger et réalisation d’inscriptions ayant provoqué un dommage léger.

Les faits remontent au 2 novembre 2025, lorsque les militants d’extrême gauche ont tagué le message « Stocamine contamine » (avec une erreur dans le deuxième mot) sur un pont à Dorlisheim (Bas-Rhin), au-dessus d’une route départementale. Cette action visait à dénoncer le confinement définitif de 42 000 tonnes de déchets toxiques sur le site de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin), validé par une décision du tribunal administratif de Strasbourg en juin 2025.

Interpellés sur place le 2 novembre 2025, les huit personnes ont été placées en garde à vue pendant 46 heures. Le parquet avait initialement requis leur placement en détention provisoire, mais le juge des libertés l’avait refusé. Poursuivis pour dégradations et association de malfaiteurs (délits passibles jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende), les faits ont été requalifiés en contraventions par le tribunal en raison du dommage jugé léger (coût limité de remise en état, absence d’atteinte à l’usage de l’ouvrage et absence de trouble grave à l’ordre public). 

La procureure avait pour sa part requis trois mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende par personne car elle estimait, à l’inverse du tribunal, que les dégradations étaient significatives et non légères. Cette requalification permet donc aux prévenus d’échapper à une peine de prison.

Le tribunal a également prononcé la nullité de la garde à vue et a relaxé les prévenus concernant un second tag dénonçant la pollution de l’air à Mundolsheim. Les militants d’extrême gauche s’en sortent donc avec une amende de 400 euros pour le premier tag, tout en obtenant une dispense d’inscription au casier judiciaire. Ils ont cependant annoncé faire appel de la décision et ont affirmé qu’ils iront jusqu’à la Cour de cassation et la Cour européenne des droits de l’homme afin de faire avancer la jurisprudence sur les actions de désobéissance civile environnementale. Cette stratégie est développée par les mouvements écologistes depuis des années et vise à renforcer leur pouvoir de nuisance sur le long terme.

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